À gauche, Stéphane Elliott, p.d.g. de Divel en compagnie de Jean-Sébastien Descôteaux, vice-président aux opérations.

Le marché américain s’ouvre pour Divel inc.

Louiseville — L’entreprise Divel inc. de Louiseville avait les États-Unis dans sa mire depuis un bon bout de temps déjà. Or, la voici qui vient enfin de décrocher un important contrat de 500 000 $ dans la région de Philadelphie.

Le président et directeur général, Stéphane Elliott, indique que son entreprise travaillait depuis deux ans et demi pour étendre son territoire chez nos voisins du sud. «On a fait des expositions industrielles aux États-Unis. On a commencé par Chicago. On a fait Las Vegas. On a amélioré notre site internet pour le référencement aux États-Unis. Donc, on a de plus en plus de demandes, de soumissions pour les États-Unis. Ça décroche depuis un petit bout. Depuis un an, on a commencé à avoir de petits contrats. Celui-là, c’est un des contrats ayant le plus d’envergure qu’on a eus des États-Unis», dit-il.

Malgré les débats entourant l’ALENA et la position protectionniste de Donald Trump «le dollar (canadien) est plus faible, ça nous aide parce que souvent, les Américains, quand on leur dit qu’on est en spécial, peu importe le buy american, ils préfèrent quand même leur poche», fait valoir M. Élliott.

«Il n’y a jamais de bonnes situations, mais il ne faut pas s’arrêter à ça», croit-il. «Il faut foncer.»

«C’est sûr que nous n’avons pas un produit de consommation. On fait des systèmes de manipulation, de manutention, des bancs d’essai, donc ce sont des équipements d’usine qui ne sont pas des produits de masse. Jusqu’à date, on est moins affecté», dit-il.

Sans pouvoir entrer dans les détails au sujet de son nouveau contrat américain, M. Élliott indique qu’il s’agit d’un banc d’essai, sa spécialité depuis plusieurs années, destiné à une compagnie internationale dans le domaine du transport «pour tester des systèmes d’engrenage qui vont aller sur des TGV», dit-il.

Le marché de Divel était principalement au Québec, mais depuis deux ans, l’entreprise veut stabiliser son marché. «Dès qu’il y avait une variation au niveau du marché québécois, on s’en ressentait tout de suite», explique M. Élliott.

«L’exportation répond à un besoin de croissance parce qu’on se spécialise de plus en plus», dit-il, mais en ayant une diversité de marchés, dans plusieurs pays «si quelque chose va mal quelque part, on va essayer de diversifier tant l’endroit où l’on vend que le type de produits.»

«On a des soumissions en Italie, en Russie, en Inde. C’est quand même embryonnaire. On a beaucoup d’opportunités qui arrivent d’ailleurs dans le monde. On les prend et on les traite une à une», dit-il.

À ses débuts, il y a 15 ans, l’entreprise louisevilloise fabriquait des produits sur mesure. «Maintenant, on est vraiment spécialisé dans tout ce qui est manipulation, manutention d’usine. On fait des magasins et des entrepôts automatisés, des véhicules autoguidés autonomes et des bancs d’essais», indique le président.

Il est question d’agrandir l’usine depuis déjà un moment. «Oui, c’est encore dans l’air. Ça va devenir possiblement concret à court ou moyen termes», dit-il.

C’est que l’année financière de l’entreprise, qui a commencé le 1er janvier et «au moment où l’on se parle, j’ai déjà les deux tiers des ventes de signées, par rapport à l’an passé qui a été une bonne année. La progression est rapide. On a plusieurs millions $ en soumissions», dit-il.

L’entreprise, qui comptait une quinzaine d’employés, en comptera une vingtaine d’ici peu. Elle embauchera des ingénieurs en électricité des techniciens mécaniques, chargés de projet, soudeurs, assembleurs.