Maxime Vincent, copropriétaire de la Distillerie Wabasso de Trois-Rivières.

Le gin Wabasso à la SAQ

Trois-Rivières — Quelques mois après avoir amorcé les démarches afin de commercialiser le premier gin entièrement fabriqué à Trois-Rivières, la Distillerie Wabasso peut enfin dire «mission accomplie». Cette distillerie artisanale vient en effet de déposer cette semaine ses toutes premières bouteilles sur les tablettes de la Société des alcools du Québec.

Qui plus est, pour ajouter à ce succès entrepreneurial, la distillerie s’est également distinguée dernièrement à la prestigieuse New York International Spirit Competition, une compétition internationale où plus de 600 candidats se font la lutte pour obtenir les distinctions du jury. À sa toute première année en opération, la Distillerie Wabasso a remporté une médaille de bronze dans la catégorie «Gin».

«Ça a été une belle surprise pour nous, et ça va nous apporter beaucoup de visibilité comme ça, dès le début. C’est inattendu, mais nous en sommes très fiers, évidemment», constate Maxime Vincent. Lui et son associé, Guyaume Parenteau, ont mis beaucoup d’énergie dans cette entreprise qui, en septembre dernier, n’était encore qu’un projet en recherche de financement et qui était sur le point d’obtenir son permis d’alcool.

Mais le sérieux du dossier et les efforts des deux entrepreneurs ont permis de rapidement faire débouler les choses, si bien que la première cuvée du gin Wabasso a été déposée sur les tablettes de la SAQ mardi. Cette première commande de 1200 bouteilles a été distribuée à 50 % dans les SAQ de Trois-Rivières et Shawinigan. Une centaine de bouteilles seront disponibles sur le site SAQ.com. La balance, soit environ 40 % de la commande, partira pour les différentes SAQ de la province, dont une bonne partie à Montréal.

«On s’attend à devoir fournir une seconde commande équivalente d’ici la fin du mois de juillet. Si tout va bien, on devrait avoir produit 10 000 bouteilles d’ici la fin de l’année 2018. C’est un objectif réaliste», mentionne Maxime Vincent, indiquant qu’en plus de la SAQ, un point de vente directement à l’entreprise située sur la rue Albert-Durand pourrait voir le jour, étant donné que le gouvernement a récemment autorisé la vente au détail sur les lieux de production. Quelques détails demeurent tout de même à être attachés pour obtenir le droit de vendre de l’alcool à cet endroit, mais les entrepreneurs entendent bien tout mettre en oeuvre pour y parvenir. Du coup, Maxime Vincent et Guyaume Parenteau continuent de travailler sur le développement d’un autre produit à être commercialisé l’an prochain, dont la nature demeure encore secrète.

Produits locaux
Outre les bouteilles dessinées et fabriquées en Colombie et les bouchons qui sont importés d’Italie, la plupart des ressources utilisées pour la production du Gin Wabasso proviennent d’entreprises locales, un principe auquel les deux entrepreneurs étaient attachés dès le début. Un beau partenariat a été développé avec l’entreprise Radnor de Saint-Maurice pour la fourniture de l’eau servant à produire le gin. Même le carton utilisé pour l’emballage des palettes de bouteilles à être livrées provient d’un fournisseur de Victoriaville.

Le gin que l’on promettait aux saveurs locales propose des arômes de thé des bois et de trèfle rouge. Développé dans l’esprit des «Western gin», il a par ailleurs mérité un prix de la part d’Innovation et développement économique Trois-Rivières, qui a récemment remis aux entrepreneurs de la Distillerie Wabasso le second prix dans la catégorie Prédémarrage d’entreprise au Gala Vise dans le mille, qui vise à encourager et promouvoir les futurs entrepreneurs et entrepreneurs trifluviens.