Le conférencier Simon De Baene.

«Le futur du travail est humain»

NICOLET — Devant des gens d’affaires et des élèves réunis mercredi à l’Hôtel Montfort de Nicolet, le fondateur de Gsoft, Simon De Baene, a partagé sa révolution du monde du travail.

Répondant à l’invitation de la SADC de Nicolet-Bécancour et de Desjardins, l’homme de 33 ans a raconté comment il avait voulu amener un vent de fraîcheur dans le monde des technologies. Et celui qui a démarré son entreprise en offrant un service de programmation dirige aujourd’hui 240 employés, avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 75 millions de dollars.

Ses deux produits vedettes sont Sharegate et Officevibe, ce dernier logiciel permettant de mieux comprendre comment les gens se sentent au travail car, dit-il, «ce sont les gens qui font la différence dans une organisation».

«Je ne suis pas né entrepreneur. J’ai appris à programmer», confie celui qui n’aura jamais terminé son cours à l’Ecole de technologie supérieure. À son avis, les Yvon Chouinard, Jason Fried, Tony Hsieh et Steve Jobs de ce monde «n’avaient rien de plus que vous et moi». «Les grandes choses n’arrivent pas juste aux autres», affirme M. De Baene.

Dans sa conférence ayant pour titre Le futur du travail est humain, il y est allé de quelques suggestions, dont la création d’un environnement stimulant, tantôt par des paniers de fruits, tantôt par des kiosques de déjeuner, et ce, dans un beau décor. «C’est notre deuxième maison», rappelle-t-il.

Tomber en amour avec le problème, sortir la tête du sable, ne jamais oublier d’innover, valoriser la prise de risque, être prêt à se planter, bien s’entourer, faire confiance, toujours se remettre en question, être cohérent, partager, communiquer plus que pas assez, être fou un peu, reconnaître les bons coups, se rendre vulnérable: voilà autant de conseils qu’il a prodigués.

Finalement, ce dernier a parlé de l’importance des symboles, des grandes actions dans la société et de «l’impact avant les revenus». «Il faut vivre l’entrepreneuriat à votre façon», a-t-il conclu.