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Le Fonds de diversification économique bientôt à sec

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
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Mis sur pied par le gouvernement de Pauline Marois pour compenser la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 annoncée en 2012, le Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie sera bientôt à sec alors qu’il reste moins d’un million de dollars de sommes engagées sur l’enveloppe initiale de 200 millions de dollars.

«Le Fonds avait échéance en 2023, mais nous sommes aux derniers dollars. Ça veut dire qu’il y a des projets qui vont être autorisés dans les prochaines semaines, mais il n’y a plus beaucoup de fonds dans ce Fonds de diversification», a confirmé la directrice régionale chez Investissement Québec, Guylaine Mathieu, lors d’annonces qui ont été faites lundi chez Tri-Dim Hardy à Trois-Rivières.

Cette entreprise a d’ailleurs reçu un prêt de 754 500 dollars provenant du Fonds de diversification économique en question, tout comme Le Groupe SoluCan (665 000 $) et Le Grec Manufacture (1 050 000 $).

Le programme était valide jusqu’au 31 mars 2023 ou jusqu’à épuisement des fonds. À pareille période l’an dernier, il restait encore 27 millions de dollars dans cette enveloppe régionale.

Interrogée à savoir si le gouvernement du Québec avait l’intention de remettre de l’argent dans ce Fonds, la ministre déléguée à l’Économie, Lucie Lecours, a plutôt souligné que «beaucoup de programmes» avaient été mis en place.

«Il y a beaucoup d’autres fonds, beaucoup de choses qui sont sur la table actuellement. On travaille évidemment beaucoup pour le développement économique de chacune des régions. C’est sur notre table à dessin. On va terminer le Fonds effectivement», a-t-elle indiqué tout en précisant que les nombreux programmes récents visaient à soutenir la relance économique.

Du même souffle, la ministre Lecours juge important d’évaluer ces divers programmes pour voir s’ils répondent aux besoins.

Questionné à savoir s’il considérait encore pertinent d’avoir un tel programme spécifique à la région, le ministre régional Jean Boulet a répondu que «ça s’exprime beaucoup plus par une variété de mesures et de programmes qui sont adaptés aux besoins des entreprises dans le contexte de reprise économique et pour relever le défi d’accroissement de la productivité des entreprises».