Le président-directeur général de l’APTR, Gaétan Boivin, et le directeur général d’IDETR, Mario De Tilly, signant l’entente de partenariat.

Le feu vert du fédéral est attendu

TROIS-RIVIÈRES — Collaborant déjà ensemble depuis quelques années, l’Administration portuaire de Trois-Rivières (APTR) et Innovation et Développement économique Trois-Rivières (IDETR) ont voulu formaliser cette «relation amicale» en signant mardi une entente de partenariat. Sauf que les grands projets caressés par les deux partenaires dépendent de la bonne volonté du gouvernement fédéral.

Car pour pouvoir développer des activités à caractère récréotouristique, résidentiel et commercial le long des installations portuaires, ils doivent obtenir préalablement une autorisation de la part d’Ottawa, précisément auprès de Transports Canada, du ministère des Finances et du Conseil du Trésor. Pour l’instant, seules les opérations de manutention sont permises dans la zone portuaire. D’où ces rencontres pour sensibiliser François-Philippe Champagne et Marc Garneau, sachant que les ministres ont le pouvoir de modifier les lettres patentes en conséquence.

Dès que le fédéral donnera son aval, il s’en suivra des consultations qui mèneront à la définition d’un concept d’aménagement sur lequel reposera ensuite un processus d’appel d’expression d’intérêt auprès de développeurs du secteur privé.

Toutefois, précisent les dirigeants des deux organisations, les projets qui seront réalisés devront prendre en considération le patrimoine bâti et la planification urbaine de la Ville, respecter les principes du développement durable, être avant-gardistes, refléter la dimension urbaine du port et être économiquement viables.

D’ailleurs les partenaires ont identifié sept orientations que tout développement devra respecter: être un port pour tous les Trifluviens, assurer une promenade riveraine connectée et rassembleuse, présenter une vitrine du centre-ville à partir du fleuve et une fenêtre sur le fleuve à partir du centre-ville, offrir des activités et des expériences diversifiées et être une destination rayonnante et accessible.

Servir de catalyseur d’investissements immobiliers, qui favorisent le développement économique, environnemental et social de la ville et constituer une signature d’ensemble qui rehausse l’identité du milieu: voilà ce qui complète la liste.

Outre la zone riveraine près du centre-ville, deux autres secteurs d’intervention conjoints ont été identifiés: la zone industrialo-portuaire et les croisières internationales.

Dans le premier cas, le partenariat se traduit, entre autres, par l’organisation de missions commerciales conjointes et l’accueil de promoteurs potentiels.

Dans le second, l’APTR et IDETR travailleront de concert afin d’augmenter significativement le nombre de croisiéristes faisant escale à Trois-Rivières. Se situant actuellement autour de 8000 passagers, les partenaires visent les 20 000 passagers d’ici 2030.

«Jamais dans l’histoire du port, la Ville et l’APTR n’auront travaillé aussi étroitement à soutenir le développement économique de Trois-Rivières», a déclaré le président-directeur général de l’APTR, Gaétan Boivin. «Peu de ports dans le monde ont su établir une telle relation avec leur milieu», a renchéri le directeur général d’IDETR, Mario De Tilly, saluant la collaboration du port trifluvien.