Le complexe funéraire Oscar St-Ours, qui existe depuis 1921, passe aux mains de la Maison funéraire St-Louis.

Le complexe funéraire Oscar St-Ours vendu: «Ça pince au cœur»

SHAWINIGAN — Une page d’histoire est en train de se tourner dans le domaine funéraire en région alors que l’entreprise familiale quasi centenaire, Oscar St-Ours, de Shawinigan, passe aux mains de la Maison funéraire St-Louis, de Louiseville.

«Je vais être honnête, ça pince au cœur», a confié Jérôme St-Ours, âgé de 87 ans. «Et beaucoup», d’ajouter sa sœur de 91 ans, Lucie St-Ours, les deux ayant dû se résigner à poursuivre leurs activités en raison de l’âge. Du même souffle, ils ont admis que la transaction n’était pas officiellement complétée.

Le complexe funéraire Oscar St-Ours existe depuis 1921. Le père fondateur est décédé en 1959. D’autres enfants, Paul-Marcel et Jean St-Ours, auront aussi assuré la succession de l’entreprise familiale.

Rentré au pays après la Première Guerre mondiale, Oscar St-Ours s’est d’abord consacré au métier de peintre en bâtiment. «C’est lui qui a posé le mastic des vitres de l’église de Baie Shawinigan (Sacré-Cœur) et de la Wabasso», avait déjà expliqué son fils Jérôme.

Pendant l’engagement militaire de M. St-Ours, toutes ses paies étaient déposées au Canada, ce qui lui a notamment permis d’amasser une confortable somme d’argent pour se lancer plus tard en affaires avec Philippe Marcotte (fondateur de la poissonnerie), entrepreneur de pompes funèbres et marchand général.

C’est pourquoi, à l’origine, le salon funéraire s’appelait Marcotte et St-Ours, avec des installations sur la 6e Rue, derrière l’ancienne Banque Nationale, à Shawinigan. Les années passent et Oscar St-Ours prend la gouverne de l’entreprise et va s’installer chez son père Joseph, boulanger, à l’intersection de l’avenue Champlain et de la rue Lambert.

Quant à l’histoire de l’acquéreur, elle débute dans les années vingt, à l’époque où Omer St-Louis est cultivateur. Il se rend souvent aider M. Hélie, l’entrepreneur de pompes funèbres du coin. Puis, en 1930, quand ce dernier devient trop âgé et ne peut s’appuyer sur aucune relève, il voit Omer accepter le défi et démarrer sa propre entreprise funéraire.

Voilà qu’en 2019, avec l’achat de cette véritable institution à Shawinigan, la Maison funéraire St-Louis ajoute donc une huitième succursale à son groupe déjà présent à Louiseville, Maskinongé, Yamachiche, secteur Pointe-du-Lac, à Trois-Rivières, St-Thomas-de-Caxton, St-Paulin et St-Alexis-des-Monts.