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À l’avant-plan, on retrouve Richard Goyette, commissaire industriel chez IDE Trois-Rivières et responsable du Centre d’affaires Sainte-Marthe, entouré de quelques locataires, Guy Brière, de Productions Gébé, Stéphane Lebel, de Groupe Arbo-Ressources, Josée Proulx, de Josée Proulx couture, et Nancy Godbout, des Éditions Le Point Bleu.
À l’avant-plan, on retrouve Richard Goyette, commissaire industriel chez IDE Trois-Rivières et responsable du Centre d’affaires Sainte-Marthe, entouré de quelques locataires, Guy Brière, de Productions Gébé, Stéphane Lebel, de Groupe Arbo-Ressources, Josée Proulx, de Josée Proulx couture, et Nancy Godbout, des Éditions Le Point Bleu.

Le Centre d’affaires Sainte-Marthe affiche complet

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
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Alors que la pandémie a favorisé plus que jamais le télétravail, voilà que les 18 bureaux dédiés aux entreprises en démarrage ont pourtant tous trouvé preneur dans le Centre d’affaires Sainte-Marthe qui a ouvert ses portes à la fin de 2019.

Et pour les locataires, les raisons ne manquent pas pour justifier leur choix qui va à contre-courant de l’exode des bureaux observé depuis un an.

D’ailleurs, le directeur général d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières, Mario De Tilly, craignait qu’il soit difficile de louer les espaces en pleine crise de COVID-19. Mais c’est finalement l’inverse qui s’est produit.

«Pour les entrepreneurs en démarrage, l’isolement est un réel obstacle au développement des affaires. Plus que jamais cette année, cet espace offert à moindre coût répond à un réel besoin», soutient-il.

En plus d’un bureau, les locataires ont accès à la connexion Internet, au téléphone et au photocopieur pour un prix mensuel de 110 $ à 175 $ par mois. Ils peuvent également utiliser gratuitement la salle de conférence pour rencontrer des clients.

C’est l’équipe du Centre communautaire de loisirs Jean-Noël Trudel qui est en charge de l’accueil des visiteurs du Centre d’affaires.

Mais son responsable chez IDE Trois-Rivières, Richard Goyette, explique un tel engouement par ce «besoin de sortir de la maison pour aller travailler».

«Le prix des locaux est très intéressant. C’est un endroit où ils peuvent rencontrer des gens, malgré que ce n’est pas plein chaque jour», confie le commissaire industriel.

L’éditrice aux éditions Le Point Bleu, Nancy Godbout, explique sa présence au Centre d’affaires depuis décembre 2019 par son besoin de socialiser avec d’autres entrepreneurs. Et outre le fait d’être seule à la maison, elle devait gérer la livraison de livres dans son sous-sol alors que «j’ai tout mon matériel ici».

«Ce que je voyais de point fort, c’était la salle de conférence. Le 19 février 2020, j’étais la première ici à faire une porte ouverte, j’ai reçu 30 amis et gens d’affaires. J’ai vraiment montré le Centre d’affaires et puis, pratiquement un mois après, on était en premier confinement», raconte l’enseignante de profession et auteure jeunesse.

Pour sa part, la designer de vêtements, Josée Proulx, ne regrette pas non plus sa décision d’avoir transféré ses affaires dans l’ancien hôtel de ville de Sainte-Marthe-du-Cap. La propriétaire de Josée Proulx couture a troqué les robes de bal et de mariée pour les masques durant la pandémie.

«Je suis une créatrice, ça me prenait de l’espace. Et la raison pour laquelle je suis ici, c’est parce que j’ai suivi mon cours en entrepreneuriat. Ça faisait longtemps que je me cherchais un local», confie celle qui se consacre maintenant au développement de projets.

Depuis octobre 2020, le directeur de Productions Gébé, Guy Brière, a également son bureau au Centre d’affaires Sainte-Marthe. Et la salle de conférence lui permettra de rencontrer sa clientèle, lui qui veut accompagner les artistes dans le développement de leur carrière.

«Sortir de la maison, c’est plus facile de se motiver et c’est un environnement un peu plus calme», admet l’auteur-compositeur-interprète.

Pour Stéphane Lebel, associé chez Groupe Arbo-Ressources, une compagnie qui œuvre dans le domaine des plantes envahissantes et en foresterie urbaine, «on a vu l’opportunité d’avoir un pignon sur rue».

«Ça fait un petit peu plus qu’un an. L’avantage, c’est plus dynamique, c’est un milieu de gens d’affaires, on rencontre plus de monde, on crée des échanges. Et il y a la salle de conférence, le bureau, à des prix très raisonnables. Ça en prend des endroits de même», soutient-il.

Depuis l’été dernier, Audrey Pellerin est en processus de démarrage de son entreprise ADN Innovation pour faire du mentorat scolaire auprès des jeunes, elle qui a vu la COVID-19 fermer son entreprise précédente en art et culture.

Pourquoi avoir choisi le Centre d’affaires Sainte-Marthe? «L’accès aux technologies et à un réseau Internet fiable. C’est important parce qu’on travaille par zoom. Et pour la conciliation travail-famille», dit-elle.

De son côté, le fondateur de l’agence Les FOUS de la COM, Denis Foucault, en est à sa deuxième année comme locataire. «Ça me permet d’être focus sur ce que j’ai à faire, de rencontrer des gens. Et la salle de conférence permet de respecter les deux mètres de distance», souligne-t-il.

C’est sans compter qu’il a fait des affaires avec d’autres locataires. «Quand je fais de grosses journées, je commence le matin chez moi et j’arrive ici jusqu’au couvre-feu. Psychologiquement, c’est comme plus facile d’avoir travaillé dans deux lieux différents», reconnaît l’entrepreneur.

Les autres entreprises locataires sont Madison Marketing, Intégration ERP, Association régionale de biathlon de la Mauricie, Nuance Web, Manel, La Bavarde, Groupe FMSR, Johanne Meilleur coaching PNL, TS Mauricie, Élodie Hartmann et Agence V&G Solutions.

Le Centre d’affaires Sainte-Marthe a été le deuxième à être opéré par IDE Trois-Rivières, après celui de la rue Royale au centre-ville de Trois-Rivières, qui accueille de son côté une dizaine de locataires.

Il y a quelques mois, l’organisme de développement économique a également ouvert le Centre d’affaires Fusey, dans le Bas-du-Cap, qui compte trois locataires. «On travaille sur un autre projet avec la Ville de Trois-Rivières», a laissé échapper Richard Goyette.

Pour en savoir plus sur le Centre d’affaires Sainte-Marthe: idetr.com