Jean-Guy Dubois

Le camping équestre du Parc de la rivière Gentilly est toujours en zone interdite

BÉCANCOUR — Alors que le Tribunal administratif vient de confirmer vendredi dernier la position de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) concernant l’irrégularité du Camping équestre du Parc de la rivière Gentilly, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, entend se battre pour trouver «un plan B ou C». «Ça n’a pas de maudit bon sens de démolir des installations de 500 000 dollars, les 16 boxes. On ne sait pas comment on va s’en sortir, mais on va s’en sortir», a-t-il déclaré lundi, lors de la séance publique du conseil municipal.

Celui-ci explique que le Camping équestre «se trouve dans une drôle de situation» alors qu’il ne peut satisfaire aux exigences d’une utilisation non agricole ou encore, d’une exclusion agricole. «On est pris dans un débat, mais on ne baissera pas les bras», a-t-il promis.

Par ailleurs, le secteur Sainte-Gertrude fait l’objet d’une attention particulière de la part de la Ville de Bécancour après des représentations faites à répétition par certains citoyens. Et à la suite d’une récente rencontre, trois pistes de développement de ce secteur sont explorés, soit au plan de l’école, du résidentiel et de l’économie.

À ce dernier chapitre, le conseiller municipal Mario Gagné et le commissaire industriel Pierre Michel Auger travaillent à relancer le parc industriel des Châtaigners avec ses 480 000 pieds carrés de surface disponible. Or, il existe dans le secteur Sainte-Gertrude quatre entreprises qui innovent dans le fer, «qui vont bien et dont certaines ont besoin d’espace».

De plus, le maire Dubois a profité de l’assemblée régulière pour dresser un bilan mi-mandat. Si les investissements publics atteignent 24 millions de dollars depuis 2017, dont la moitié uniquement pour l’usine de traitement des eaux usées et la mise à niveau des étangs aérés, et sept millions pour la fibre optique, il se plaît à souligner que la Ville a reçu une aide financière de 13,2 millions de dollars.

Quant aux investissements privés, notons les 15 millions de dollars rattachés au Complexe équestre, au Quai des brasseurs et à la Distillerie, 75 millions de dollars dans le Parc industriel et portuaire de Bécancour, 13 millions de dollars pour 42 dossiers du côté du CLD, et 40 millions de dollars pour Greentone, qui était connu jusqu’à tout récemment sous le nom de Flora Agritech.

Au plan résidentiel, «on peut évaluer à 20 millions de dollars les investissements des promoteurs dans la construction d’infrastructures de rue et 75 nouvelles résidences par année en 2018 et 2019», a-t-il fait savoir.

Saines habitudes de vie, propreté et embellissement, ouverture aux projets citoyens, zone innovante (possiblement en lien avec les gaz à effet de serre) et cap sur des finances saines: voilà son «coup d’oeil sur demain». «Il faut souligner la période plus difficile du conflit à l’ABI qui nous a gratifiés de quelques cheveux gris», a tenu à mentionner le premier magistrat tout en ne manquant pas d’énumérer les bons coups de la Ville au niveau événementiel et reconnaissance. Et il n’est pas peu fier du trolley et du Mobil’Eau.

Finalement, le règlement sur le traitement des membres du conseil et sur le remboursement des dépenses a été adopté afin de compenser le fait que l’allocation de dépenses soit devenue imposable au fédéral. Résultat? Le salaire du maire passe de 64 767 dollars à 73 767 dollars et celui de conseiller de 18 659 dollars à 20 592 dollars pour s’ajuster à cette nouvelle réalité fiscale.

Et en dernier lieu, le conseil municipal demande au ministère des Transports de trouver une solution pour «modérer le trafic» sur l’autoroute 55, histoire de sécuriser trois intersections jugées dangereuses par les élus «en attendant un viaduc».