Le directeur général du C2T3, Jean-François Viens, en compagnie des chercheurs Stepan Gorgutsa et Simon Boucher.

Le C2T3 au centre du développement de la 5G

TROIS-RIVIÈRES — À l’heure où les objets connectés et autres voitures autonomes sont devenus réalité, les réseaux cellulaires sont plus sollicités que jamais. Voilà pourquoi le développement du réseau 5G qui doit commencer à être exploité en 2021 est déjà en branle. Et le C2T3 du Cégep de Trois-Rivières compte bien mettre son expertise au profit des entreprises de la région.

Le Centre collégial de transfert de technologie en télécommunications (C2T3) créera en effet dès cet automne un centre d’accès aux technologies de télécommunications 5G et de précertification de produits 5G. Afin de mener à bien cette initiative, le C2T3 bénéficie d’une importante subvention de cinq ans du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

«C2T3 se positionne comme un joueur important au niveau du développement du réseau 5G au niveau des entreprises», lance d’emblée Jean-François Viens, directeur général du C2T3.

«Qu’est-ce que ça implique comme migration ou évolution technologique pour une entreprise? C2T3 est là pour accompagner les entreprises à migrer progressivement leur produit pour une adaptation au réseau 5G.»

Ce réseau cellulaire de 5e génération offre davantage de possibilités que le réseau 4G en raison de sa plus grande capacité à transmettre de l’information beaucoup plus rapidement. Le débit du réseau 5G est 100 fois plus supérieur au 4G et près de 25 000 fois plus que celui de 3e génération, le 3G.

La multiplication des objets connectés, la popularité croissante de la réalité augmentée et l’arrivée prochaine sur les routes des voitures connectées et autonomes sont toutes des raisons qui justifient le déploiement de ce réseau cellulaire plus performant.

«Ça ne sera plus seulement les personnes qui vont être connectées, mais aussi les objets. Ça peut passer des véhicules à différents senseurs connectés, une panoplie de différents outils et de dispositifs qui vont être connectés sur des réseaux cellulaires afin qu’ils puissent interagir avec le Web ou le Cloud», explique Jean-François Viens qui souligne que les applications peut être de nature commerciale ou industrielle. «Ça va permettre un essor de l’industrie 4.0.»

Par exemple, les chaînes de montage d’une entreprise peuvent être connectées sur Internet pour relayer une série de données récoltées par des senseurs et de l’information en temps réel afin de pouvoir optimiser la production.

Par ailleurs, le C2T3 a décroché le premier projet ENCQOR d’adoption de la 5G au Canada. Ce mandat accompagné d’une subvention de deux ans avec le géant du numérique Thales ainsi que l’unité mixte de recherche en sciences urbaines de l’université Laval permet au C2T3 d’accompagner cinq PME de la région dans le développement du réseau 5G.