En février 2019, Dominic Babineau se portait acquéreur de Technic Alarme, une entreprise cofondée 28 ans plus tôt par son oncle René Babineau.
En février 2019, Dominic Babineau se portait acquéreur de Technic Alarme, une entreprise cofondée 28 ans plus tôt par son oncle René Babineau.

L’art de détecter... des nouvelles solutions! [VIDÉO]

En février 2019, Dominic Babineau se portait acquéreur de Technic Alarme, une entreprise cofondée 28 ans plus tôt par son oncle René Babineau. Il était loin de se douter qu’un an plus tard, il serait plongé dans une crise pandémique et économique.

Déjà, avant que le Québec ne soit mis sur pause, les véhicules de ce chef de file régional en matière de sécurité électronique avaient toutefois été équipés de produits désinfectants. Il ne restait plus qu’à y ajouter masques et visières.

Malgré la fermeture temporaire du bureau, les affaires ont continué pour le département d’estimation et la vente-conseil, mais par téléphone.

«Le gros de notre marché est dans le commercial et l’institutionnel. À cause de la pandémie, on a développé une petite boutique en ligne. On a offert aussi le service de livraison et de cueillette en magasin pour les produits de sécurité», explique celui qui a acheté l’entreprise des mains d’un cofondateur, Alain Gadbois.

Si l’alarme incendie et l’alarme d’intrusion restent des marchés conventionnels pour Technic Alarme, ses deux autres disciplines, soit le contrôle d’accès et la caméra de surveillance, ont été particulièrement exploitées sous l’angle de la COVID-19 pour offrir de nouvelles solutions.

Et le tout a commencé, dit-il, quand des restrictions ont été imposées sur le nombre de clients pouvant se retrouver à l’intérieur d’un commerce.

«Il s’agit d’installer une caméra de surveillance qui permet de faire le décompte de la quantité de personnes entrant et sortant d’un magasin. Cette solution permet de prédéfinir une quantité de personnes autorisées à l’intérieur d’un commerce et de relier le tout à un contrôle d’accès permettant le verrouillage et déverrouillage des portes», explique M. Babineau.

Si ces technologies étaient déjà utilisées pour évaluer l’achalandage commercial, Technic Alarme les a adaptées à des fins de sécurité.

L’ouverture de porte par détection de mouvement, au lieu du bouton pressoir, est également offerte. Par exemple, la personne ayant un handicap peut déclencher à distance l’ouverture automatique de la porte «en passant sa main devant» au lieu de devoir toucher le bouton pressoir, ce qui lui évite un risque de contamination.

Par ailleurs, Technic Alarme propose un système de contrôle d’accès avec prise de température corporelle pour les usines et immeubles à bureaux.

«Il s’agit d’une solution qui permet le contrôle d’accès à un bâtiment privé par la reconnaissance faciale préautorisée des employés et leur prise de température corporelle. Cela permet aussi d’envoyer les informations aux ressources humaines pour soutenir les employés», précise M. Babineau.

Tout comme le contrôle d’accès automatisé par reconnaissance faciale est rendu possible par une caméra de surveillance dotée d’une telle technologie. C’est une façon d’autoriser ou non l’accès d’une personne à son lieu de travail et ce, sans contact.

Il y a également la caméra à détection de température corporelle qui permet une lecture en continu des personnes qui passent à l’entrée du personnel.

«Toutes nos solutions offertes qui fonctionnent avec la technologie à reconnaissance faciale sont uniquement disponibles pour des endroits privés où le personnel est informé de la présence de cette technologie», tient-il à souligner.

Voilà autant de nouvelles solutions qui ont été mises de l’avant dans les dernières semaines et qui sont surtout rattachées au contrôle d’accès sans contact.

«Nos fournisseurs savent que depuis mon arrivée, je suis quelqu’un qui aime la technologie et qui veut pousser dans ce domaine-là. Avec la situation qui est arrivée, ils nous ont appelés pour nous suggérer des solutions en lien avec la pandémie», se plaît-il à raconter.

Et la suite? «On a beaucoup de projets au niveau gouvernemental qui sont en attente. Avant que ça arrive, on était sur le point d’engager deux autres ressources supplémentaires. On est en croissance. L’objectif, d’ici 2022, c’est d’être rendu à 25 employés», conclut M. Babineau.

En chiffres

1991

année de fondation

2019

année de transaction

21

employés