La propriétaire de l’Atelier-Boutique L’Angélaine, Michèle Hamelin, souhaite que sa retraite éventuelle ne vienne pas compromettre les activités de ce fleuron du secteur Sainte-Angèle à Bécancour.
La propriétaire de l’Atelier-Boutique L’Angélaine, Michèle Hamelin, souhaite que sa retraite éventuelle ne vienne pas compromettre les activités de ce fleuron du secteur Sainte-Angèle à Bécancour.

L'Angélaine cherche de la relève

Bécancour — Alors que son entreprise est sur le point de fêter ses 40 ans, la propriétaire de l’Atelier-Boutique L’Angélaine, Michèle Hamelin, veut bientôt prendre sa retraite. D’où son souhait de voir une relève ou des investisseurs lever la main pour maintenir les activités de ce fleuron bien installé dans le secteur Sainte-Angèle, à Bécancour.

«Je ne peux plus continuer toute seule et je n’ai pas de relève familiale. Le futur de l’entreprise reste à déterminer. Je souhaite que les structures développées (équipements et marchés) puissent porter les rêves de nouvelles créatrices capables d’amener l’entreprise vers d’autres réalisations. Sinon, ça me ferait mal au cœur», confie celle qui veut baisser son inventaire, d’où la grande vente qui est en cours.

La fondatrice rappelle que L’Angélaine a réussi le tour de force de vivre de la fibre animale au Québec. «C’est une entreprise qui en a inspiré plusieurs à croire qu’il est possible de réussir comme agriculteur et artisan», se plaît-elle à souligner.

À l’époque, l’élevage des chèvres était marginal. Et dès le départ, Michèle Hamelin aura préconisé le respect de la terre et des animaux par une production bio avant l’heure, en harmonie avec la nature. Il faut rappeler que L’Angélaine fut d’abord active dans l’élevage de chèvres Angora et la production de mohair. À l’origine, la boutique était située sur le site même de la ferme.

Chef de file dans la création de produits à base de fibres naturelles, les tricots de L’Angélaine sont réputés pour leur beauté et leur qualité métiers d’art.

«Le mohair est la fibre dominante, renommée pour sa durabilité et ses qualités thermiques exceptionnelles particulièrement adaptées à notre climat et mises à l’épreuve par le célèbre explorateur du froid Bernard Voyer. Cet homme extraordinaire qui a conquis les sept plus hauts sommets du monde s’est avéré être un illustre porte-parole pour nos fameuses chaussettes de kidmohair. Il est fier de dire que c’est le seul produit québécois qu’il endosse», raconte fièrement celle qui fait travailler 26 personnes, dont des tricoteuses à la maison.

Au fil des années, cette dernière a su s’entourer d’une équipe compétente et harmonieuse. Sa fille Marie-Josée y a contribué pendant plusieurs années.

«L’Angélaine a toujours été à l’écoute de sa clientèle. On a développé des produits adaptés aux sportifs, aux personnes souffrant du froid, ainsi qu’une gamme de produits thérapeutiques adaptés aux besoins d’une population vieillissante grandissante», décrit-elle.

Finalement, l’entreprise aura accumulé plusieurs distinctions, d’où sa réputation qui n’est plus à faire: personnalité Affaires au féminin lors du Gala Banquet des Seigneurs 2014 (Chambre de commerce), Prix GalArt du Centre-du-Québec (Métiers d’Arts) 2010, Lauréat provincial catégorie Réalisation, Fédération des Agrotours du Québec 2007, Grand Prix Fédération du Tourisme, volet agrotourisme, 2007, Prix coup de coeur du public, Salon des Métiers d’Art du Québec à Montréal 2007 et coup de coeur du Sélection du Reader’s Digest 2006.