Léon Méthot, président et chef de la direction de Germain et frère, a accueilli de nombreux visiteurs durant le tour du propriétaire organisé vendredi par IDE Trois-Rivières.

L’ancienne Dayco reprend vie

Trois-Rivières — La bâtisse qui devait abriter l’usine Dayco reprend vie. Après avoir servi principalement à de l’entreposage, la bâtisse retrouve une activité industrielle depuis qu’Innovation et Développement économique Trois-Rivières a décidé de la remettre au goût du jour et de trouver des entreprises prêtes à s’y installer. Et l’objectif est en voie d’être atteint, car deux entreprises sont déjà locataires des lieux et deux autres ententes devraient être annoncées d’ici la fin de l’année, ce qui entraînera une pleine occupation des lieux.

Cette bâtisse a été remise à neuf grâce à des investissements de trois millions de dollars. Acquise en 2017 au montant de 2,7 millions de dollars, cette bâtisse fait partie des propriétés inoccupées ou partiellement exploitées achetées par IDE dans son désir de valoriser le parc immobilier industriel et manufacturier trifluvien.

«On a une illustration très claire de notre stratégie immobilière. L’objectif était de remettre ce bâtiment sur le marché et de générer des emplois de qualité. C’est extrêmement positif», commente Mario de Tilly, directeur général d’IDE Trois-Rivières, lors d’une visite des lieux tenue vendredi.

Germain et frère fera bientôt partie des occupants de ce motel industriel situé dans le parc industriel des Hautes-Forges. L’entreprise installée au centre-ville depuis plus de 100 ans se prépare à emménager dans ses nouveaux locaux à la mi-décembre.

L’entreprise investit 1,3 million de dollars dans le déménagement de ses équipements et l’acquisition de machineries. Un pont roulant est fonctionnel depuis septembre. Une machine de découpe au laser et une presse plieuse numérique s’ajouteront aux deux presses, au rouleau numérique et à la cisailleuse qui seront transportés d’ici peu.

Dempsey Montigny, pdg de MuraLuxe, a discuté avec le maire Jean Lamarche durant la visite du motel industriel d’IDE Trois-Rivières.

Pour ce concepteur, fabricant et installateur de systèmes de chauffage, de ventilation et de dépoussiérage, la décision d’emménager dans des lieux mieux adaptés à sa production était incontournable.

«C’est primordial qu’on soit bien organisé pour le déménagement, pour que la production demeure fluide. Depuis 2016, notre chiffre d’affaires est en croissance de 20 à 25 % par année. On veut capitaliser là-dessus», mentionne Léon Méthot, président et chef de la direction de Germain et frère.

MuraLuxe est déjà dans ce motel industriel de 8000 mètres carrés. L’entreprise spécialisée dans la conception et l’installation de revêtements muraux décoratifs a élu domicile à cet endroit en mai 2019. Munie d’une imprimante de haute performance, la compagnie colle le motif choisi sur des panneaux d’aluminium qui peuvent ensuite être utilisés comme revêtement extérieur, mais aussi comme murs intérieurs et notamment comme murs de douche.

«On était à Québec auparavant. Mais on a des distributeurs de Québec à Toronto. On voulait se centraliser entre Québec et Montréal. On a lancé des perches et IDE a répondu positivement à notre requête», mentionne le pdg Dempsey Montigny, qui s’attend à ce que le chiffre d’affaires de la compagnie fondée il y a trois ans passe de 400 000 $ en 2019 à plus de 500 000 $ en 2020.

Via la stratégie immobilière d’IDE, 13 bâtisses ont été récupérées par l’organisme et celles-ci accueillent plus de 70 nouvelles entreprises qui génèrent plus de 400 emplois.

L’entreprise Germain et frère occupera ces espaces du motel industriel du parc des Hautes-Forges de Trois-Rivières à la mi-décembre.

«Ce projet s’inscrit dans un projet global de lutte aux friches industrielles, rappelle Mario de Tilly. Nous souhaitons récupérer les bâtiments qui ne sont pas valorisés à leur plein potentiel afin d’éviter une pression environnementale: au lieu de construire des bâtiments sur des terrains disponibles et créer une pression sur l’environnement, on récupère le vieux bâti et on le valorise. Si on fait le décompte, il y a cinq ans, on avait trois millions de pieds carrés industriels disponibles. Maintenant, c’est beaucoup moins qu’un million. Notre objectif est d’arriver à friche zéro d’ici deux ans. C’est bien parti.»