En ce début d’année 2019, l’action ne manque pas au port de Trois-Rivières, qui attend pourtant son premier navire de l’année, en vertu de certains critères.

L’action ne manque pas au port de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — «L’ensemble du port est passablement achalandé. C’est quelque chose qui s’observe depuis quelques mois déjà et qui se poursuit en janvier. C’est dans à peu près tous nos secteurs d’activités. On sait que ça devrait se poursuivre encore quelque temps. On est bien heureux».

Voilà comment le vice-président marketing et développement des affaires à l’Administration portuaire de Trois-Rivières (APTR), Jacques Paquin, décrit les premiers jours de 2019 au port trifluvien.

«Évidemment, ça implique parfois de s’ajuster, notamment pour une pièce d’équipement dont le poids excédait la capacité de nos grues actuelles du port, ce qui nous a obligés à faire appel à une grue de l’extérieur. C’est ce qui est particulier avec ce mouvement qu’on voit présentement se dérouler dans le port», explique-t-il.

En 2018, l’année avait «commencé en force» avec l’inauguration du Terminal de marchandises générales au Port de Trois-Rivières. «C’est un projet qui s’est étalé sur plusieurs années, en fait, sur les deux phases de Cap sur 2020», précise M. Paquin.

D’ailleurs, la construction du quai 9, complétée en décembre 2017, parachevait le Terminal de marchandises générales, qui aura nécessité des investissements totalisant 27,3 millions de dollars entre 2009 et 2017.

Ce nouveau quai s’ajoutait à l’aménagement des aires d’entreposage extérieur 9, 10 et 11, à la construction du hangar 9 et à la mise à niveau des accès routiers et ferroviaires réalisés lors de la Phase I du Plan Cap sur 2020.

Le Terminal de marchandises générales comprend les quais 9, 10 et 11 ainsi que 36 000 mètres carrés d’entreposage extérieur et trois hangars totalisant 18 000 mètres carrés.

La construction du quai 9 constituait le dernier élément du plan de modernisation Cap sur 2020 mis de l’avant par l’APTR en 2008. Outre l’aménagement du Terminal de marchandises générales, ce plan comprenait aussi des investissements dans les autres terminaux du port, dans son réseau routier et ferroviaire et dans l’aménagement d’espaces verts. Il aura nécessité des investissements totaux de 131,6 millions de dollars et aura été complété avec trois années d’avance sur l’échéancier.

«On a fait le lancement de Cap sur 2030 en octobre dernier. Cap sur 2020 est terminé. C’est un passage à une nouvelle étape majeure pour le développement du port et aussi pour la région», affirme M. Paquin.

Parmi les faits saillants de la dernière année, celui-ci relève cette entente signée avec Innovation et Développement économique Trois-Rivières «qui porte sur une volonté des deux entités de travailler ensemble au développement économique de Trois-Rivières».

«Concrètement, on a déjà des projets très précis sur lesquels on travaille avec IDETR, soit le développement de la zone industrialo-portuaire de Trois-Rivières, des croisières qu’on veut accélérer dans les prochaines années et de la bande riveraine située près du centre-ville qu’on veut mettre en valeur», se plaît-il à énumérer.

Et tout récemment, en décembre dernier, l’APTR a aussi signé une entente de collaboration avec le port de Montréal «qui vise à partager les meilleures pratiques dans des domaines très précis, assez techniques, de manière à améliorer le service que l’on rend à nos clients».

Finalement, le port trifluvien a beau être présentement «assez plein», on attend toujours le premier navire de l’année, qui pourrait bien arriver en fin de semaine.

«Ce qui est un peu étonnant, c’est qu’il y a de nombreux navires dans le port, mais aucun ne rencontre les critères. Ça doit être un navire étranger qui n’a pas fait escale dans un autre port canadien avant d’arriver à Trois-Rivières», conclut M. Paquin.