Les quatre copropriétaires du restaurant Le Brasier 1908, Sylvie Morin, Yves Beaudoin, Philippe Beaudoin, directeur de la restauration, et Pierre-Jean Beaudoin, chef-cuisinier.

La toute première étincelle du CECI

Trois-Rivières — Preuve que la construction du Centre d’événements et de congrès interactifs (CECI) est sur le point d’être complétée à Trois-Rivières, le restaurant Le Brasier 1908 vient d’ouvrir ses portes et ce, au terme d’un investissement de trois millions de dollars qui permet la création de 80 emplois.

Le nom de l’établissement est inspiré de l’incendie qui a pris naissance dans ce périmètre il y a 110 ans. D’ailleurs, le restaurant situé au 225, rue Saint-Georges, offre de nombreux clins d’œil au passé, entre autres, par sa décoration chaleureuse.

Sauf que les propriétaires ne s’attendaient pas à ce que la grève des grutiers ait pour effet de laisser devant leur porte l’imposante passerelle qui doit relier dans les airs le CECI au stationnement Badeaux. «Au lendemain du feu, ça ressemblait aussi à un chantier», a lancé l’un d’eux, Yves Beaudoin, qui, voulant faire contre mauvaise fortune, bon coeur, peut tout de même se réjouir que son restaurant reste accessible malgré la présence de cette pièce indésirable.

Or, cette aventure est une histoire de famille, soit celle d’Yves Beaudoin, avec sa conjointe Sylvie Morin et les deux frères Pierre-Jean et Philippe Beaudoin.

Une invitée indésirable au restaurant Le Brasier 1908: la passerelle devant relier dans les airs le CECI et le stationnement Badeaux et qui traîne dans la rue en raison de la grève des grutiers. Malgré les apparences, le restaurant est tout de même accessible.

« Par leur expertise respective, nos fils Pierre-Jean, chef cuisinier dans de célèbres restaurants à Montréal, et Philippe, avec ses études et son expertise en gestion, rêvaient de se lancer dans le domaine de la restauration. Sylvie et moi avons mis tout en œuvre pour les appuyer dans leur démarche. C’est un véritable projet familial. De son côté, notre fille Marie-Soleil nous appuie à 100 % et elle est notre cliente VIP numéro un », a fait savoir Yves Beaudoin.

D’ailleurs, cet esprit familial se transpose auprès du personnel. « Tous les serveurs ont accepté de partager une partie de leur pourboire avec tous leurs collègues qui contribuent au service. Il s’agit d’une avancée importante dans le monde de la restauration où chaque fonction est essentielle à l’expérience du client », ont souligné les dirigeants.

Le restaurant compte 225 places assises ainsi que deux salons privés : le Salon 1908 et le Salon Évolution. Les spécialités du restaurant tiennent leur inspiration d’une cuisine traditionnelle du sud des États-Unis, le soul-food.

« C’est donc dire qu’au restaurant, nos plats sont tout autant réconfortants que recherchés. De plus, le menu est élaboré en fonction d’inciter au partage des plats sur une même tablée. Nous avons aussi une belle proximité avec nos clients en vertu de notre concept de cuisine ouverte », signale Pierre-Jean Beaudoin.

Les propriétaires disent avoir conçu un commerce à l’avant-garde tout en étant «très conscients» de leur empreinte environnementale. « C’est pourquoi nous sommes le premier restaurant de la Mauricie à pouvoir compter sur un solu-robot dont la fonction est de faire une gestion optimale et écologique des déchets alimentaires. Par la suite, les déchets seront valorisés en énergie ou en compost par une entreprise partenaire », raconte le paternel.

Le restaurant est en opération sept jours par semaine, du déjeuner au souper. Le stationnement souterrain du Delta Hôtel Trois-Rivières par Marriott est offert gratuitement à la clientèle du restaurant.