La situation commerciale du centre-ville de Trois-Rivières en ce début d’année est plus enviable que par les années passées.

La situation commerciale au centre-ville plus enviable que par le passé

TROIS-RIVIÈRES — Si les débuts d’année sont toujours un peu plus moribonds pour les commerces du centre-ville de Trois-Rivières, force est de constater que l’année 2020 s’en tire plutôt bien comparativement aux années passées, où se multipliaient les fermetures de restaurants et de commerces pendant les mois plus tranquilles de l’hiver. Une réalité qui s’explique à la fois par une météo plus clémente, mais aussi par des efforts continus pour améliorer le taux d’occupation des locaux commerciaux.

C’est du moins l’avis du directeur général d’Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières, Mario de Tilly, un avis partagé par Trois-Rivières Centre mais aussi par des gens d’affaires.

«De plus en plus, l’engouement est là et ne s’essouffle pas. Notre taux d’occupation est en nette amélioration», constate M. de Tilly, qui ajoute que la situation des restaurateurs est plus stable cette année qu’elle ne l’a déjà été.

«Actuellement, la situation dans les restaurants est relativement bonne. C’est sûr que lorsqu’on arrive en janvier et février, c’est plus difficile, comme c’est plus difficile à Montréal, Québec et un peu partout», relate-t-il, rappelant toutefois que des initiatives comme l’événement Trois-Rivières à table viennent couper court à la tranquillité hivernale dans les restaurants du centre-ville. «Ca, c’est une initiative extraordinaire et c’est pour ça qu’année après année, on continue de les soutenir», ajoute-t-il.

Pour le restaurateur Martin Bilodeau, copropriétaire du pub gastronomique Le Buck de la rue Saint-François-Xavier, la température plutôt clémente peut avoir joué un rôle important aussi. «Depuis le début de l’hiver, on n’a pas eu énormément de grosses tempêtes ou de températures vraiment très froides. Ça joue énormément quand on est un restaurant au centre-ville, parce que les gens peuvent parfois être hésitants à venir ici, chercher un stationnement et marcher jusqu’au restaurant. Là, la météo est plutôt de notre côté cette année», considère-t-il, saluant également les nombreuses initiatives mises en place par les divers organismes de développement économique pour stimuler l’occupation du centre-ville. «Il se fait de belles choses ces temps-ci, ça bouge et c’est très positif», croit-il.

Le directeur général d’Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières, Mario de Tilly.

Mario de Tilly ne cache pas qu’il aurait aimé voir plus d’animation au centre-ville cet hiver, et promet que les efforts seront déployés en ce sens pour éviter des creux de vagues et attirer les consommateurs au centre-ville davantage l’hiver. «Je suis vraiment désolé qu’on n’ait pas beaucoup d’activités hivernales. Pour toutes sortes de raisons, la conjoncture des astres était très mauvaise cette année. J’espère qu’on va essayer de convaincre les commerçants de faire quelque chose. On n’est pas obligé que ce soit quelque chose de très institutionnalisé. Ça peut être quelque chose de très spontané. Il faut toujours être à l’affût des animations pour faire venir les clients. Nous, on sera là pour aider et soutenir Trois-Rivières Centre là-dedans», ajoute M. de Tilly.


« «Développer le centre-ville, c’est encore un gros projet. Mais les signes sont extrêmement intéressants. C’est beaucoup mieux qu’il y a quelques années. On a terminé la dévitalisation. Là on est véritablement en expansion» »
Mario De Tilly

Chez Trois-Rivières Centre, on assure que les efforts seront déployés pour que de telles animations soient mises en place pour la prochaine saison hivernale, mentionne Gena Déziel, directrice générale, qui se dit elle aussi enthousiasmée de voir que l’activité économique hivernale se porte relativement bien comparé à d’autres années.

Les initiatives mises en place au cours des dernières années, notamment des incitatifs financiers de la Ville, d’IDE Trois-Rivières et de Trois-Rivières Centre, font en sorte de porter leurs fruits pour l’occupation des locaux vacants.

«Développer le centre-ville, c’est encore un gros projet. Mais les signes sont extrêmement intéressants. C’est beaucoup mieux qu’il y a quelques années. On a terminé la dévitalisation. Là on est véritablement en expansion», croit-il. Mario de Tilly cite pour preuve le taux d’occupation qui demeure très élevé dans les locaux, même si plusieurs défis restent à relever.

«Ce qui est préoccupant, c’est que le taux d’inoccupation reste encore beaucoup plus élevé que ce qu’on souhaiterait. Il y a des secteurs qui vont mieux. Les rues des Forges et Notre-Dame, il y a beaucoup de projets et ça s’améliore beaucoup. Mais il y a d’autres secteurs comme les rues Saint-Georges et Royale, qui doivent être encore développés. Nous avons un gros projet qui s’en vient sur Saint-Georges avec l’ancienne bâtisse de Germain et Frères. Plusieurs projets sont en cours en ce moment pour faire en sorte que le taux d’occupation puisse augmenter», assure le directeur général d’IDE Trois-Rivières.

Les efforts sont plus que jamais concentrés à attirer davantage les places d’affaires et bureaux de professionnels afin d’occuper les locaux vacants, puisque la clé du développement du centre-ville passera aussi par les consommateurs qui viennent y dépenser de l’argent. «Il faut continuer à attirer les consommateurs, c’est-à-dire les bureaux. Les gens qui travaillent dans des bureaux sont des gens bien rémunérés et donc de grands consommateurs en fréquentant les restaurants et commerces qui sont à proximité de leur lieu de travail», rappelle M. de Tilly.