L’usine ATrahan augmente progressivement son rythme de production.
L’usine ATrahan augmente progressivement son rythme de production.

La production augmente chez ATrahan

Yamachiche — La reprise des activités à l’usine ATrahan de Yamachiche va bon train. Une semaine après le retour au travail suivant un arrêt causé par une éclosion de coronavirus, l’usine vient de rappeler 135 travailleurs afin d’accentuer sa production.

Olymel conserve toujours un seul quart de travail d’abattage par jour, mais a ajouté lundi un deuxième quart de travail au service de la découpe. Même si on est encore loin des 28 000 porcs abattus par semaine, la cadence qui était de 4000 porcs la semaine dernière passera à 17 500 cette semaine.

«Ça progresse de façon graduelle. On est maintenant autour de 550 employés, incluant les cadres et les mécaniciens. C’est encourageant», note Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel.

La direction d’Olymel ignore toujours quand elle pourra retrouver une production totale à l’usine de Yamachiche qui emploie généralement autour de 1000 personnes. Mais la nette progression observée au cours des derniers jours peut être réalisée grâce au respect des différentes mesures de contrôle instaurées depuis le retour au travail, le 14 avril.

«Tout le monde a bien compris l’intérêt de la responsabilité de chacun de se protéger pour soi, pour ses collègues et ses proches. C’est apprécié de la direction», ajoute M. Vigneault.

Janick Vallières, délégué en chef des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce 1991-P, indique que les choses vont relativement bien à l’intérieur de l’usine. Selon le représentant syndical, Olymel suit à «99 %» les mesures établies par la santé publique pour le protocole de retour au travail.

«On est dans les ajustements. On n’a plus besoin de visières. Les lunettes de sécurité sont suffisantes, car tout le monde a un masque en permanence dans l’usine. On adapte les panneaux séparateurs selon les mouvements et les particularités du poste de travail. À l’abattage, les travailleurs s’accrochaient dans le panneau. On a discuté avec les travailleurs et on a coupé le panneau de deux pouces. La mesure est encore efficace pour la santé publique et ça ne cause pas de problème pour les travailleurs.»

Selon M. Vallières, les mesures de contrôle sont bien accueillies par le personnel. Il est d’avis que l’éclosion de coronavirus a sensibilisé tout le monde à l’importance de se laver les mains, de porter un masque et de respecter un espace de deux mètres entre chaque individu.

«Les gens collaborent. C’est pour notre santé et celle de nos collègues. Avec les nouvelles mesures, la majorité des travailleurs sont plus confiants concernant l’aspect sécurité au travail qu’avant la fermeture. Je ne dis pas que personne n’est inquiet. Certains travailleurs ont refusé de rentrer travailler, autour de 40, dépendamment de leur âge, de leur situation ou de leur situation familiale. L’employeur s’est ajusté.»

«L’usine est en opération avec un protocole strict de la santé publique et on veille à son application rigoureuse, affirme Richard Vigneault. On remercie les employés de s’y plier.»

Selon le porte-parole d’Olymel, 128 cas de coronavirus ont été répertoriés à l’usine ATrahan de Yamachiche. On comptait neuf cas lors de la fermeture temporaire décrétée le 29 mars.