Des ambassadeurs de la 15e édition du Rendez-vous de la formation et des professions: Dominick Viau-Bissonnette, Stéphane Bissonnette, Andréanne Viau, Michel Angers, Jean Boulet et Alain Huard.

La présidence d’honneur au ministre du Travail!

Shawinigan — Le Rendez-vous de la formation et des professions en Mauricie profite de la présence du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale dans ses terres pour lui confier la présidence d’honneur de sa 15e édition, qui se déroulera les 3 et 4 avril à Espace Shawinigan. Jean Boulet accepte ce rôle avec enthousiasme et le hasard a voulu qu’il succède à sa soeur Julie à ce titre, elle qui avait occupé la même fonction en tant que ministre régionale lors de la dernière édition, en 2017.

Encore une fois, cet événement devrait attirer autour de 5000 personnes. Il regroupera près de 200 exposants de la formation professionnelle et technique, du milieu de la santé et des services sociaux et de plusieurs autres secteurs de la main-d’oeuvre. Le Rendez-vous de la formation et des professions de la Mauricie s’adresse notamment aux élèves de 3e et 4e secondaire, mais aussi à tout adulte en réorientation de carrière ou qui veut s’informer sur les perspectives du marché de l’emploi.

«Nous avons publié, il y a quelques semaines, un rapport sur l’état d’équilibre du marché du travail», commente le député de Trois-Rivières. «Nous avons réalisé qu’il y avait beaucoup de métiers et de professions en déséquilibre, où la demande est plus importante que l’offre. On veut s’assurer que nos jeunes s’orientent dans ces domaines. (...)Dans les dix prochaines années, environ 1,4 million de postes vont devenir vacants et 54 % d’entre eux seront comblés par les jeunes de 15 à 20 ans.»

Dans la région, M. Boulet cite plus précisément des besoins pour des programmeurs - analystes, des techniciens forestiers, des mécaniciens de véhicules lourds routiers, des carrossiers, des préposés aux bénéficiaires, des techniciens en bâtiments. Pourtant, le ministre qualifie l’offre de formation d’«exceptionnelle» pour ces métiers en Mauricie.

En fait, l’adéquation entre les besoins des entreprises et la formation demeure un enjeu depuis de très nombreuses années, au point où on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un problème insoluble.

«Ce n’est pas si compliqué à régler», rassure M. Boulet. «Ça se fait graduellement; je pense qu’on a déjà fait un bon bout de chemin. Le phénomène de rareté de main-d’œuvre a rendu ça beaucoup plus aigu. Ça ajoute un défi additionnel.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, paraît bien fier d’accueillir à nouveau ce rendez-vous cette année. Pour lui, cet événement permet de faire rayonner la région et de dévoiler les opportunités à la relève.

«Ce salon répond à un besoin pour les employeurs, mais aussi pour les jeunes», explique-t-il. «Si on ne le voit pas, si on ne le sait pas, si on ne connaît pas les métiers qui sont offerts, c’est toujours difficile, pour un jeune, d’avoir un vaste éventail d’opportunités et de ne pas savoir quoi choisir.»

La présidence du conseil d’administration du Rendez-vous de la formation et des professions est assumée par Alain Huard. Lors de la conférence d’information pour annoncer l’événement vendredi après-midi, il a présenté le parcours d’Andréanne Viau et de Stéphane Bissonnette, dont la vie a complètement basculé après la visite de leur fils Dominick à ce salon. Il a alors découvert un intérêt pour les programmes techniques et aujourd’hui, il étudie avec ses parents en Techniques de l’informatique au Collège Shawinigan. Le trio familial a même obtenu la troisième position à l’Intercollégial de création de jeux vidéo, en plus d’atteindre deux fois la demi-finale de la compétition Robotique FIRST.

«On s’est rendu compte qu’au-delà de la famille, on est devenus des collègues de travail», observe Mme Viau. «On se complète très bien et on développe tous nos projets ensemble. D’ailleurs, on pense à s’orienter à l’université en génie, parce qu’on a des idées qu’on veut développer dans la région.»

«Tout ce parcours n’aurait pas été possible si, il y a quatre ans, Dominick n’avait pas visité le Rendez-vous de la formation et des professions», ajoute-t-elle. «Ça a piqué sa curiosité, il est allé plus loin et par le fait même, il nous a entraînés avec lui!»