Les convives de la soirée Robin des bois, organisée en février dernier à l’Attelier Archibald à Granby par la Fondation Je pars du bon pied, ont pu avoir un aperçu du système, alors qu’une tour de quatre pieds assurait l’approvisionnement en laitues fraîches.
Les convives de la soirée Robin des bois, organisée en février dernier à l’Attelier Archibald à Granby par la Fondation Je pars du bon pied, ont pu avoir un aperçu du système, alors qu’une tour de quatre pieds assurait l’approvisionnement en laitues fraîches.

La PME UrbaFerme prête à étendre ses racines

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
En favorisant l’agriculture locale, la pandémie pourrait permettre à UrbaFerme, spécialisée dans la production de légumes en feuilles et de fines herbes, d’étendre davantage les racines de ses fermes verticales d’ici la fin de l’année.

L’entreprise de Saint-Alphonse-de-Granby a commencé à commercialiser ses premières laitues dans des supermarchés de la région. Quatre projets d’importance devraient aussi se concrétiser au cours des prochaines semaines, voire des prochains mois, affirme Stéphane Perron, à la barre de la microentreprise.

L’entrepreneur porte en fait deux chapeaux. En plus de voir à la multiplication des fermes verticales, selon le concept qu’il a développé avec UrbaFerme, il participe également à la mise en marché du système de culture Green Diamond. Ces jardins verticaux pouvant atteindre plus de deux mètres (huit pieds) permettent aux légumes en feuilles (laitues, épinards, kales) et aux fines herbes de croître selon un système aéroponique.

« Les racines sont dans l’air. On envoie les nutriments sous forme de gouttelettes sur les racines », explique Stéphane Perron.

Les convives de la soirée Robin des bois, organisée en février dernier à l’Attelier Archibald à Granby par la Fondation Je pars du bon pied, ont pu avoir un aperçu du système, alors qu’une tour de quatre pieds assurait l’approvisionnement en laitues fraîches.

Pour l’heure, 48 tours sont en opération dans les installations d’UrbaFerme, rue Ménard à Saint-Alphonse. Les récoltes sont effectuées à des intervalles de 14 à 16 jours. La variété de laitue, salanova, dans la famille des laitues Boston, y est cultivée et acheminée au Domaine Vincent à Saint-Joseph-du-Lac. Ce dernier, qui cultive aussi par le biais de jardins verticaux, veille pour le moment à la distribution des produits récoltés.

De 600 à 700 laitues se retrouvent ainsi sur les tablettes de certains épiciers de la région sous l’étiquette du Domaine Vincent, affirme M. Perron.

Les jardins verticaux d’UrbaFerme permettent aux légumes en feuilles et aux fines herbes de croître selon un système aéroponique.

Projets

L’entrepreneur affirme qu’UrbaFerme pourrait éventuellement avoir sa propre marque. « Mais on n’est pas encore rendus là », dit-il.

Stéphane Perron planche en outre, avec différents partenaires, sur trois importants projets qui permettraient l’implantation d’autres fermes de production de laitues et autres. Des négociations sont en cours avec des paliers gouvernementaux et municipaux pour un possible financement, explique-t-il sans entrer dans les détails.

Un partenariat est aussi en développement avec une ferme urbaine montréalaise, davantage orientée vers les micropousses. « Tout devrait être réglé d’ici quelques semaines », calcule M. Perron.

Ce dernier dit par ailleurs avoir conclu une entente avec les fermes Lufa à Montréal pour produire durant la saison froide certaines variétés de légumes à feuilles, comme de la roquette et autres épinards.

« Le coronavirus nous aide d’une certaine façon, parce que l’agriculture locale est favorisée, mais il nous nuit du côté financement parce que les institutions financières sont surtout occupées à essayer d’aider les entreprises en difficulté », relève Stéphane Perron.

Si tous ces projets voient le jour, ils se traduiront par plusieurs embauches d’ici la fin de l’année. Pour l’heure, UrbaFerme fait travailler sept personnes.

Stéphane Perron dit aussi se préparer à déménager à Cowansville les bureaux et entrepôts d’UrbaFerme et de Green Diamond, tandis que la production demeurera à Saint-Alphonse. « On manque d’espace », dit-il.