Le port de Trois-Rivières.

La plus avancée au Québec

TROIS-RIVIÈRES — Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour, était de passage en Mauricie, vendredi, afin d’inaugurer le lancement de la nouvelle Zone industrialo-portuaire de Trois-Rivières.

De la dizaine de Zones IP du Québec amorcées il y a deux ans, «ici, c’est la plus avancée», souligne le ministre. «Je suis vraiment surpris du rythme avec lequel on a avancé du côté de Trois-Rivières, l’imagination qu’on y a mis, les initiatives qui sont en place. Sincèrement, Trois-Rivières fait école au Québec», insiste-t-il.

Mario De Tilly, directeur général d’Innovation et développement économique Trois-Rivières, indique que trois créneaux ont été ciblés afin d’encadrer la recherche d’entreprises qui viendront peupler la Zone IP de Trois-Rivières tout en s’assurant de ne pas y regrouper de compétiteurs, mais plutôt des entreprises complémentaire, précise-t-il.

Ces créneaux sont la fabrication de produits métalliques, le transport et la transformation du vrac ainsi que tout ce qui est lié à la biomasse, à cause de l’importance de l’industrie forestière, notamment au niveau de la lignocellulose et de la biomasse alimentaire, dans la région.

Pas moins de 200 approches ont déjà été faites auprès d’entreprises qui pourraient être intéressées à s’installer dans la Zone IP de Trois-Rivières. Une trentaine d’entre elles ont démontré leur intérêt jusqu’à présent. «Nous sommes actuellement à organiser des visites ciblées», dit-il, de façon à aller rencontrer, au cours d’un même voyage, plusieurs entreprises potentiellement intéressées à s’établir à Trois-Rivières.

Un inventaire des terrains prêts à accueillir de nouvelles entreprises révèlent que plus de 3 millions de pieds carrés sont présentement disponibles sur le territoire trifluvien.

Le ministre D’Amour indique que des enveloppes financières sont dédiés aux Zones IP, soit 300 millions $ «pour soutenir l’implantation d’entreprises à l’intérieur des zones, pas dans 6 mois, pas dans 1 an, mais maintenant», insiste-t-il. «Si vous rencontrez un promoteur la semaine prochaine, orientez-le vers ce programme», indique le ministre.

Le directeur général du port de Trois-Rivières, Gaétan Boivin, indique que «le gouvernement du Québec nous a écoutés, nous a vraiment donné l’outil qu’on souhaitait.»

On est 10 organisations autour de la table et ça marche très bien», assure-t-il. «On a vécu un beau moment de mobilisation parce qu’on nous a donné un objectif à atteindre. Ça a tout été fait avec des ressources internes», se réjouit M. Boivin. «Enfin, on est dans l’action.»

Trois-Rivières fait école au Québec

Le résultat des chantiers sera présenté aux entreprises et aux partenaires lors d’une journée d’information conjointe avec la Zone IP et Bécancour le lundi, 30 avril, à l’Auberge Godefroy. Cette journée vise à identifier des projets de Drummondville à Shawinigan.

Les entreprises seront invitées à s’installer soit dans la Zone IP de Trois-Rivières ou dans celle de Bécancour. Elles «le font ensemble parce qu’elles offrent des produits complémentaires», souligne-t-il.

Le comité local a adopté la délimitation de la Zone IP, un plan de développement, un plan d’action, une stratégie de prospection et un plan de financement.

Dans le but de soutenir les activités de prospection, une brochure, un encart et une vidéo promotionnelle ont été réalisés. Un site web permet aussi d’en savoir plus à www.zoneiptroisrivieres.com