Josée Magny, mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc.

La mairesse est surprise

SAINT-MATHIEU-DU-PARC — La mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc, Josée Magny, savait que les propriétaires de la quincaillerie avaient exprimé des doléances à propos de la politique d’achat de la Municipalité, mais elle ne s’attendait pas à la fermeture du commerce lorsqu’elle est revenue d’un congrès, le 22 septembre.

En août, elle avait rapidement accepté la demande de rencontre formulée par Donald Pelletier et Lise De l’Isle, qui voulaient savoir pourquoi les achats de la Municipalité glissaient de plus en plus vers Shawinigan.

«Nous avons une politique, à l’interne», explique Mme Magny. «Lorsque le prix est jusqu’à 10 % plus cher, on achète localement. Après, c’est sûr qu’on va où le prix est le meilleur, où c’est moins cher.»

«C’était pratique, une quincaillerie dans le village», ajoute la mairesse. «Nous avons vérifié et nos achats variaient beaucoup d’une année à l’autre: 4000 $, 9000 $, jusqu’à 14 000 $. Cette année, effectivement, c’était un peu moins élevé, mais l’année n’était pas encore terminée!»

Mme Magny déplore le message négatif que peut envoyer cette fermeture dans un contexte où certaines initiatives démontrent plutôt un beau dynamisme à Saint-Mathieu-du-Parc. À commencer par les travaux de revitalisation du noyau villageois, qui s’étendront du 2 octobre au 18 novembre. Un chantier de 1,7 million $ impliquant la réfection des services et de la chaussée sur les rues Déziel et Principale, l’aménagement d’un nouveau trottoir, de lampadaires et d’une traverse piétonnière notamment.

Une séance d’information est d’ailleurs prévue au centre communautaire, le 3 octobre à 18 h.

«Ce qui se passe avec la quincaillerie, ce n’est pas le signal de ce qui se passe au village», fait-elle remarquer. «Nous aurons de belles améliorations, le bistro et l’épicerie vont bien. Nous aurons bientôt la Petite place des arts (dans l’«ancienne boutique à Lucien») avec une galerie d’art, une maison citoyenne, un petit café. Moi, je veux que ça bouge! Plus il y a de commerces dans un village, plus les gens s’y attardent.»