L’un des fondateurs de Logiciels Méduze, Bruno Cossette.

La gestion comme champ de bataille...

TROIS-RIVIÈRES — L’homme de 28 ans tient difficilement en place. Deux ans et demi après avoir lancé son entreprise Logiciels Méduze, avec son partenaire d’affaires Michael-Philip Marchand, Bruno Cossette caresse déjà un nouveau projet dans sa localité de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Il faut dire que cet ancien militaire carbure à l’adrénaline. Ses sept années dans l’armée auront même été marquées d’une mission de sept mois en Afghanistan. «J’ai bâti ma résilience physique et mentale», avouera-t-il en entrevue.

Son incursion dans le programme de certificat en administration de l’UQTR lui aura ensuite permis de suivre un cours sur les systèmes d’information pour fins de gestion. C’est dans ce contexte qu’il s’intéresse alors au monde du logiciel et à celui que son ami Michael-Philip Marchand a conçu à la demande de son employeur. Il en découle que le 25 février 2015, le duo se lance dans l’aventure entrepreneuriale en mettant sur pied Logiciels Méduze. 

L’idée est de développer des logiciels de gestion hébergés en ligne et qui s’adressent aux petites et moyennes entreprises de plusieurs secteurs d’activités. Selon les promoteurs, les solutions personnalisées qui sont proposées répondent à un besoin criant en matière de logiciel de gestion (Entreprise Ressource Planning) dans les PME.

Une quarantaine d’entreprises au Québec ont recours aux services de Logiciels Méduze, du salon de coiffure à l’orthésiste, en passant par le garage et les magasins de vélo. «On a d’autres créneaux en vue», fait savoir M. Cossette.

Logiciels Meduze se démarque par son modèle d’affaires qui permet à la clientèle de louer mensuellement ses services de gestion via ses logiciels uniques. Le service à la clientèle, le support technique et la formation sont offerts en tout temps et gratuitement. «Répondre aux besoins des clients tout au long de l’évolution de leur entreprise est également une priorité et une responsabilité que nous prenons à coeur», fait remarquer Bruno Cossette. 

Grâce à un logiciel en ligne au design à la fois moderne et sobre, facilement compréhensible et rapide d’utilisation, l’entreprise cliente peut planifier et gérer efficacement les sphères principales du processus d’affaires: planification de rendez-vous, service à la clientèle, commandes chez les fournisseurs et inventaire connecté à un système de facturation.

De plus, un module de gestion permet de créer des dossiers d’employés et de calculer automatiquement leurs heures travaillées de même que leurs commissions. Logiciels Méduze offre aussi des solutions pour gérer les commandes, les achats et les clients ainsi que la communication à l’interne.

L’entreprise mène ses opérations à partir du parc Micro Sciences, à Trois-Rivières. Le Novocis offre des espaces d’incubation pour des entreprises menant des activités de recherche et développement dans les domaines des télécommunications, de l’électronique et des technologies de l’information. Le bâtiment est une copropriété d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières et du Cégep de Trois-Rivières.

«C’est une belle place pour rencontrer un client. C’est le plus bel endroit pour faire des affaires. On n’a pas besoin d’aller ailleurs. Comme emplacement géographique, on est au milieu de tout le monde», se plaît à signaler celui qui cherche un partenaire en comptabilité pour «faciliter la gestion comptable au niveau d’un client».

Si, jusqu’à tout récemment, Logiciels Méduze comptait deux actionnaires et trois employés, ce chiffre est maintenant renversé alors que Bruno Cossette vient de céder une partie de ses actions à l’un des membres du personnel, Frédérick St-Denis, un ancien compagnon d’armée.

C’est qu’après «deux ans et demi d’expérience en arrière de la cravate», Bruno Cossette veut maintenant se lancer dans le domaine de l’agriculture verticale dans sa région «sans abandonner pour autant ma première entreprise», précise-t-il. Entouré d’une douzaine d’intervenants agricoles, il veut réunir rapidement les personnes les plus influentes de la MRC des Chenaux et de la Ville de Trois-Rivières pour enclencher l’étape de financement. Selon lui, les méthodes vont être désuètes en 2050 «pour être capable de nourrir tout le monde». Et sa vision va même jusqu’à imaginer une «salle de montre» à la sortie 236 de l’autoroute 40.

En attendant, sa représentante aux ventes lui fait signer des nouveaux contrats pour Logiciels Méduze. «C’est mon arme de guerre», conclut-il, en parlant de son stylo.