La France offerte aux employeurs

BÉCANCOUR — Grâce à la collaboration des chambres de commerce centricoises, Études Québec, une entreprise française, était de passage à Drummondville lundi afin d’offrir ses services à une trentaine d’employeurs du Centre-de-Québec à la recherche d’une main-d’œuvre qualifiée et motivée. Ayant déjà accès à un large bassin de jeunes Français à la recherche d’emploi, Études Québec va au-delà du simple maillage en prenant en charge tous les documents légaux permettant ainsi à l’employeur de se concentrer sur l’accueil de ses nouveaux arrivants.

Études Québec a officiellement été créée en 2017 après de longues démarches entreprises par Arnaud Saeleuve et Lyne Cholette. «Les tractations ont été fastidieuses, mais nous avons aujourd’hui un réseau bien implanté sur tout le territoire français et des partenaires de qualité au Québec. Notre volonté est d’apporter toutes nos connaissances aux jeunes Français désireux de travailler ou d’étudier au Québec», a soutenu M. Saeleuve, qui dit vouloir ainsi venir en aide à ses compatriotes.

Il a d’ailleurs choisi le Québec comme terre d’accueil de son projet pour la facilité à l’arrimage de la langue et parce que les Français y voient un lieu où il fait bon vivre, où les gens sont respectueux et chaleureux et où l’entraide est une valeur collective. «Beaucoup de Français désirent venir au Québec y travailler ou y étudier, mais ils ne savent pas comment le faire», avoue M. Saeleuve.

Les chiffres dévoilés par le ministère du Travail en France en 2017 faisaient état d’un taux de chômage avoisinant les 22 % chez les jeunes âgés entre 18 et 25 ans. Selon les recherches d’Arnaud Saeleuve, dans certaines régions de la France, le taux de chômage des jeunes s’élève à près de 30 %.

«La France, c’est plus de 3,5 millions de demandeurs d’emploi dont les principaux sont des jeunes de 18-35 ans qui, au cours des 12 derniers mois, ont travaillé pour environ 15 employeurs différents», a-t-il précisé.

En raison de l’implication d’Études Québec, l’employeur s’évite de «monter des gros dossiers», entre autres, pour l’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) qui vise à démontrer que le travailleur français ne vient pas prendre la place d’un Québécois.

«Avec nous, c’est vraiment facile, il n’y a aucune gestion, aucune administration pour l’employeur. Nous, on recrute les jeunes en France. D’ailleurs, on part samedi prochain pour continuer notre recrutement, on a des grosses compagnies avec qui on fait affaire actuellement. On veut faire le tour des régions au Québec», conclut Mme Cholette, tout en expliquant «qu’on est une société française domiciliée en France et au Québec, qui recrute des 18-35 ans sous des permis du fédéral pour des employeurs du Québec».