Les copropriétaires de la microbrasserie La Forge du Malt, Guy Lafrenière, Étienne Lamontagne et Martin Baril.

La Forge du Malt investit 150 000 $

TROIS-RIVIÈRES — Moins de deux ans après leur entrée dans le monde brassicole, les copropriétaires de la microbrasserie trifluvienne La Forge du Malt ont investi 150 000 $ dans l’aménagement d’un salon de dégustation et afin d’acquérir de nouveaux équipements.

Ces nouveautés s’inscrivent dans les efforts des trois partenaires, Martin Baril, Étienne Lamontagne et Guy Lafrenière, afin de prendre de l’expansion et d’être davantage en contact avec les amoureux des plaisirs brassicoles. L’aménagement du salon de dégustation était d’ailleurs tout naturel étant donné que la microbrasserie implantée dans le secteur Saint-Louis-de-France fait partie de la nouvelle Route des brasseurs, une initiative du Regroupement des microbrasseries de la Mauricie. L’endroit sera d’ailleurs ouvert les jeudi, vendredi et samedi, de 14 h à 23 h. Il sera également possible de le louer pour des événements spéciaux. De plus, le décor du salon, qui offre une vue sur la salle de brassage, est entre autres composé d’une grande murale créée par l’artiste-peintre Jean-Philippe Mailhot. Sans trop s’étendre sur le sujet, les copropriétaires laissent également sous-entendre qu’ils ont d’autres projets pour ce lieu, comme la présentation de spectacles de chansonnier par exemple.

«L’endroit offre une ambiance chaleureuse même si on est dans un environnement industriel. On est très heureux du résultat», mentionne Martin Baril, qui s’occupe notamment de l’aspect marketing.

Des bières spécialement brassées seront périodiquement offertes aux clients qui se rendront sur place.

«Ça va également nous permettre de tester des nouveaux produits avant de les commercialiser», souligne le brasseur, Étienne Lamontagne.

Par ailleurs, cette nouvelle pratique n’aurait pas été possible si l’entreprise n’avait pas fait l’acquisition de nouveaux équipements, dont les fermenteurs, qui sont plus petits que ceux avec lesquels travaillent déjà le brasseur ainsi que les employés qui l’aident dans sa tâche. Ils sont d’ailleurs une dizaine, incluant les trois associés, à faire partie de l’équipe.

«Pour faire un test dans un fermenteur de 80 litres, ça prend beaucoup d’amis [pour boire cette bière]», lance à la blague Martin Baril.

Augmentation importante de la production

L’achat d’équipements permettra aussi d’augmenter considérablement la production. Auparavant, le brasseur était en mesure de produire 750 hectolitres annuellement. Les nouvelles acquisitions lui permettront de faire passer la production à environ 1700 hectolitres.

Les récents changements ne sont pas les premiers qu’apportent les trois associés depuis qu’ils se sont lancés dans cette aventure. Après avoir embouteillé leurs produits pendant un an, ils ont décidé d’opter pour les cannettes l’été dernier. Ils ont confié cette tâche à une entreprise ontarienne, Sessions Craft Canning.

«Ils viennent ici avec leur équipement, font le travail et repartent après», explique le brasseur avant d’ajouter que cette façon de faire est plus environnementale que la précédente.