L’annonce du prolongement de la fibre optique a eu lieu lundi en présence de Guy Dessureault, maire de Saint-Roch-de-Mékinac, Bernard Thompson, préfet de la MRC de Mékinac, Johanne Hinse, vice-présidente des ventes, marché consommateur, et relations avec les communautés de Cogeco Connexion, Christian Lafrance, directeur général de TGV Net, et Lucien Mongrain, maire de Trois-Rives.

La fibre optique pour de nouvelles municipalités

Des municipalités de la MRC de Mékinac, TVG Net et la compagnie Cogeco Connexion s’associent pour prolonger la fibre optique dans plusieurs secteurs de ce territoire, ce qui permettra de rejoindre plus de 600 foyers d’ici quelques mois.

Le projet de près de 800 000 $ prévoit l’expansion du réseau de fibre optique de la compagnie à Saint-Roch-de-Mékinac, à Trois-Rives et dans les secteurs des lacs Roberge, du Missionnaire et Mékinac. Amorcée à l’été 2016, la première phase vient d’être complétée à Saint-Roch et à Trois-Rives (secteur de Saint-Joseph-de-Mékinac), de même que dans le secteur du lac Roberge. Les services sont déjà accessibles.

«Le prolongement de notre réseau dans la MRC de Mékinac témoigne de notre volonté de nous ancrer encore davantage au cœur de ces municipalités tout en demeurant à l’écoute des besoins exprimés par les citoyens», déclare Johanne Hinse, vice-présidence des ventes, marché consommateur, et des relations avec les communautés de Cogeco Connexion. Les secteurs des lacs Mékinac et du Missionnaire devraient être complétés d’ici le printemps 2018. Toute cette zone de Mékinac aura accès à Internet haute vitesse de Cogeco, mais aussi à la téléphonie et à la télévision.

Cogeco est le principal investisseur dans ce projet. La MRC de Mékinac a contribué fortement à la réalisation de ce dossier, mais les partenaires financiers sont les municipalités de Saint-Roch-de-Mékinac et de Trois-Rives ainsi que TGV Net qui ont versé chacune 10 000 $. 

Selon le préfet de la MRC, Bernard Thompson, l’annonce de ce prolongement du réseau de la fibre optique est une bonne nouvelle.

«C’est encourageant, l’approche qu’on a avec Cogeco. On veut de la fibre optique pour développer.»

Si M. Thompson se réjouit de ce partenariat signé avec Cogeco Connexion, il aurait aimé obtenir des subventions.

«On aurait préféré bénéficier de la manne fédérale. On tente de faire d’autres études de projet pour que le gouvernement arrive avec un autre programme «Québec branché». On s’attend à des annonces en décembre pour le provincial et on aimerait s’inscrire dans un tel programme. Mais dans les programmes actuels, peu de projets ont été retenus dans des endroits où il y a déjà Internet haute vitesse. Mais nous, ce qu’on veut, c’est de la fibre optique. Ce n’est pas parce qu’on a du 5 mégabits actuellement qu’on ne peut pas avoir de la fibre optique. Le problème n’est pas la vitesse, mais la bande passante.»

M. Thompson raconte que les municipalités sont ouvertes à être des partenaires dans des projets d’expansion de la fibre optique. Elles auront toutefois besoin de la participation des gouvernements.

«Si on veut prendre le virage numérique pour attirer les jeunes et les garder, il faut nous donner la possibilité de le faire. S’il y a des régions qui devraient avoir ce soutien, c’est bien ici. On va interpeller les gouvernements. Il faut amener le service dans le fond des villages, pas juste au centre des villages.

Saint-Luc-de-Vincennes: 136 foyers auront la fibre optique

La fibre optique s’amène à Saint-Luc-de-Vincennes et 136 foyers auront accès à Internet haute vitesse dans le cadre du programme Québec Branché. Il s’agit d’un projet de 250 000 $ pour cette municipalité pour lequel les gouvernements du Québec et du Canada investissent chacun plus de 20 000 $.

Rappelons que le premier ministre Philippe Couillard était en Mauricie, il y a quelques jours, pour annoncer un projet de 300 millions $ visant à brancher toutes les régions du Québec à Internet haute vitesse.

De gauche à droit: Pierre-Michel Auger, député de Champlain, Jean-Claude Milot, maire de Saint-Luc-de-Vincennes et Guy Veillette, préfet suppléant de la MRC des Chenaux.

Bien que la nouvelle soit accueillie avec enthousiasme par le maire de Saint-Luc-de-Vincennes, Jean-Claude Milot, il reste encore d’importants investissements à faire pour que toute la MRC des Chenaux soit branchée.

«Saint-Luc-de-Vincennes répondait aux critères actuels», indique le député de Champlain, Pierre-Michel Auger. «Il y a un nouveau programme avec des critères, j’imagine, qui vont être revus. On ne les a pas encore, mais on travaille en ce sens», indique-t-il. «Le premier ministre l’a dit, on veut que toutes les régions soient branchées», rappelle-t-il.

Le préfet suppléant de la MRC des Chenaux et maire de Saint-Narcisse, Guy Veillette, indique que l’ensemble des périmètres urbains sont déjà desservis, «mais à l’extérieur des territoires urbains, on n’a malheureusement pas accès à ce service-là autrement que par les antennes paraboliques», dit-il. «Là où le bât blesse, c’est l’ensemble de nos rangs, nos gens qui sont un peu plus éloignés dans les rangs n’ont pas accès à ce service-là», dit-il.

Or Guy Veillette est clair: «C’est une question de vitalité, de survie pour nous.»

«Une famille qui choisit de s’établir en dehors des périmètres urbains ne peut pas avoir accès à des services de qualité. Ça diminue la valeur des résidences», fait-il valoir.

Le maire Milot explique pour sa part que «le seul développement possible pour une petite municipalité comme la nôtre, c’est Internet parce que tous ceux qui veulent s’installer nous demandent si l’on a Internet haute vitesse. Là, il va y avoir 136 maisons. Les autres, on va continuer avec des signaux de fumée», dit-il à la blague.

N’empêche que ce service devient indispensable puisque la municipalité espère développer son parc industriel.

Qui dit industries et entreprises dit aussi Internet haute vitesse, fait-il valoir. «J’en ai, des enfants et ils ne viendront pas s’installer ici s’il n’y a pas Internet», ajoute le maire.

«C’est primordial autant que l’électricité, à l’heure actuelle. C’est une chose qui aurait dû être établie tout de suite», estime-t-il.

La MRC des Chenaux est en train de produire des études techniques qui permettront le déploiement de la fibre, indique le préfet suppléant.