On voit les trois associées de l’entreprise, Émilie Blanchard, masso-orthothérapeute, Myrianne Courteau, kinésiologue et Judith Chalifour, kinésiologue.
On voit les trois associées de l’entreprise, Émilie Blanchard, masso-orthothérapeute, Myrianne Courteau, kinésiologue et Judith Chalifour, kinésiologue.

La crise force Physi-K à fermer ses portes

Trois-Rivières — Il n’y a aucun doute que la crise aura des répercussions sur les entreprises. Alors que certains craignent toujours de ne pas pouvoir passer à travers, d’autres doivent déjà fermer leurs portes. C’est le cas de Physi-K qui ne rouvrira pas après le confinement, et ce, malgré les différents programmes gouvernementaux.

«C’est beaucoup de nuits sans sommeil, et c’est très stressant. […] De voir s’écrouler tous les efforts et le travail qu’on a mis… c’est beaucoup de temps et beaucoup d’énergie», témoigne Myrianne Courteau, une des trois actionnaires de l’entreprise.

«Au début, j’avais bon espoir qu’on pourrait rouvrir rapidement. On avait un peu de lousse, mais quand on a su qu’on ne pourrait pas rouvrir tout de suite, la décision a dû se prendre», poursuit-elle.

Les trois associés n’ont eu d’autres choix que de mettre la clé sous la porte. Une décision qui a été réfléchie et analysée. D’ailleurs, les propriétaires se sont entourées de professionnels afin de les guider dans toutes les options sur la table avant d’envisager la déchirante décision de fermeture définitive.

«Une entreprise comme ça, c’est comme notre bébé. Il y a beaucoup d’émotions qui entrent en ligne de compte. C’est pour ça qu’on a fait appel à des professionnels», note Myrianne Courteau.

«On existe depuis 8 ans, mais on a des employés et on est sous la forme actuelle depuis seulement 2 ans. Pour nous, c’était vraiment comme un démarrage d’entreprise. On n’avait pas les moyens de s’endetter. C’était impossible pour nous de prendre un prêt pour subvenir aux besoins de la crise. Sachant qu’on ne pourrait pas ouvrir avant plusieurs mois, on a décidé de mettre la clé dans la porte avant de s’endetter davantage.»

Évidemment, on a une pensée pour les employés qu’on a dû mettre à pied et les clients qui fréquentaient la clinique.

«On a des clients qu’on a réellement pris en charge, on avait créé de belles gangs et ils se retrouvent un peu seuls en ce moment à cause de ça. On a une pensée pour nos clients qui faisaient partie de la grande famille et nos employés évidemment. Ce n’est vraiment pas facile de les congédier», assure la femme d’affaires.

Les propriétaires ont quand même tenu à conclure cette aventure de façon très respectueuse. Sur la page Facebook de l’entreprise, on peut trouver les coordonnées de certains professionnels du groupe qui poursuivront leurs activités individuellement.

«Ils ont créé de beaux liens de confiance avec leurs clients et on voulait donner la possibilité aux clients qui souhaitent continuer de travailler avec eux d’être en mesure de les rejoindre», insiste Myrianne Courteau.

«On est une belle équipe et on voulait finir ça de la bonne façon», a-t-elle conclu.