Le président et chef de la direction de VIA Rail, Yves Desjardins-Siciliano, discutant avec le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, lors de son passage à la CCITR en novembre 2015.

La Chambre de commerce rencontrera le président de VIA Rail

Une délégation de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières se rendra à Québec, le 10 mai, pour rencontrer le nouveau président et chef de la direction de VIA Rail, Yves Desjardins-Siciliano, afin de discuter de la venue d'un service de train de passagers à Trois-Rivières.
La Chambre n'aurait pas, semble-t-il, à argumenter longtemps avec le nouveau président.
«Il est totalement convaincu», dit-elle. Au cours d'une rencontre en privé avec les gouverneurs, le conseil d'administration et les élus, dit-elle, «il nous a clairement indiqué sa volonté et il est convaincu qu'il faut que le train passe absolument par Trois-Rivières.»
Le dossier semble naviguer dans des eaux très favorables au point où «l'horizon du 5 à 10 ans semble être beaucoup plus du 3 à 5 ans», précise la directrice générale de la Chambre, Marie-Pier Matteau.
Lors de la rencontre du 10 mai, toutefois, la Chambre veut s'assurer que le montant de 3,3 millions $ prévu dans le dernier budget fédéral pour une nouvelle étude sera utilisé pour la mise à jour de la dernière étude sur le sujet qui date de 2011 et non pour refaire une toute nouvelle étude.
«Cette étude-là va être en mesure de confirmer qu'on a déjà des infrastructures qui sont en place. On a quand même un portrait très positif de la situation qui nous permet de croire que ce ne sera pas un horizon de 5 à 10 ans, mais avant ça», indique Mme Matteau.
Afin de s'assurer de faire avancer le dossier, la Chambre a mis sur pied une table de travail constituée de partenaires composée de gouverneurs, dont Denis Gamache «qui s'est beaucoup impliqué dans le passé et a déjà été président de la Chambre de commerce et qui a toujours suivi de près ce dossier-là», indique Mme Matteau.
La Chambre, consciente du volet politique de ce dossier, a aussi fait appel au député fédéral François-Philippe Champagne. «On se déplace à Québec pour en savoir davantage pour être certain que ce ne sont pas juste des ouïe-dire. On veut l'entendre de la bouche de M. Siciliano», dit-elle.