La relance de la cellule de mentorat de Shawinigan est rendue possible grâce à ces intervenants. À l’avant: France Brisson (Rôtisserie Saint-Hubert), Karine Genest (coordonnatrice) et Donald Angers (C3E). À l’arrière: Michel Angers (maire de Shawinigan et porte-parole de la Communauté entrepreneuriale), Luc Arvisais (directeur du Service de développement économique et président de la Communauté entrepreneuriale) et Marcel Ayotte (retraité).
La relance de la cellule de mentorat de Shawinigan est rendue possible grâce à ces intervenants. À l’avant: France Brisson (Rôtisserie Saint-Hubert), Karine Genest (coordonnatrice) et Donald Angers (C3E). À l’arrière: Michel Angers (maire de Shawinigan et porte-parole de la Communauté entrepreneuriale), Luc Arvisais (directeur du Service de développement économique et président de la Communauté entrepreneuriale) et Marcel Ayotte (retraité).

La cellule de mentorat renaît à Shawinigan

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
Shawinigan — Plombée après la fin des activités du Centre local de développement de Shawinigan, la cellule de mentorat reprend du tonus à la suite de l’embauche de Karine Genest comme coordonnatrice de la communauté entrepreneuriale. Son lancement officiel a été effectué mercredi après-midi, au Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins.

Johanne Caron, aujourd’hui directrice régionale d’Industrie des systèmes électroniques du Québec, assumait la responsabilité du mentorat au Service de développement économique de la Ville jusqu’à son départ, à l’été 2016. Par la suite, Marie-Josée Suzor a intégré ce mandat dans le cadre de son travail de commissaire industrielle.

L’arrivée de Mme Genest, en février, a incité le Service de développement économique à vraiment réactiver la cellule de mentorat. Elle avait déjà rempli le même mandat dans la MRC de Mékinac.

«Nous profitons de l’expérience de la directrice de la communauté entrepreneuriale pour relancer notre cellule», relate Luc Arvisais, directeur du Service de développement économique et président de la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan.

«Avec la transition (de l’ex-CLD), ça a amené des défis. Nous avions beaucoup de choses à nous occuper. La cellule est tombée un peu en dormance. Nous avons cherché un moyen de la réactiver. Nous sommes tombés sur le chemin de Karine et nous avons rencontré des entrepreneurs qui avaient déjà été engagés comme mentors pour relancer tout ça.»

Cinq personnes ont accepté d’épauler les jeunes entrepreneurs et la majorité d’entre elles possèdent déjà cette expérience d’accompagnement. Il s’agit d’André Buisson (président et chef de la direction de Société Laurentide), Donald Angers (président - directeur général du C3E), Marcel Ayotte (retraité), France Brisson (propriétaire de la Rôtisserie Saint-Hubert) et Chantal Trépanier (présidente de SIM-Cognibox).

«S’asseoir avec quelqu’un qui a vécu des situations similaires, pouvoir en jaser, profiter de l’expérience de l’autre, ça aide à guider et à prendre des décisions», explique M. Arvisais. «C’est ce que nous essayons de faire avec la cellule de mentorat.»

L’avantage de ce regroupement consiste notamment à participer à des activités du Réseau M, qui englobe une soixantaine d’unités comparables à travers le Québec. Des ateliers et des rencontres régionales sont également proposés.

Ian Levasseur, propriétaire de Cime Charpenterie, s’était déplacé pour témoigner de l’importance de cette ressource dans l’évolution de son plan d’affaires.

«Se partir en entreprise, ce n’est pas évident», rappelle-t-il. «Ça prend de la persévérance, du courage. Ce qu’on n’a pas, c’est l’expérience. On peut l’acquérir par essais et erreurs, mais ça peut coûter extrêmement cher. L’autre façon, c’est de s’asseoir avec un mentor et apprendre de ses essais et erreurs à lui!»

M. Levasseur avait participé à la troisième et dernière édition de l’activité Dans l’œil du mentor, à l’automne 2015. Mme Genest ne nie pas que ce rendez-vous puisse renaître également, dans une formule renouvelée.

Cette activité avait aussi permis de faire connaître Léa Matte, une illustratrice qui avait séduit les mentors en 2015. France Brisson suit l’évolution de cette entreprise depuis ce temps.

«C’est un plaisir de l’accompagner», témoigne l’expérimentée femme d’affaires. «On se voit une fois par mois, au Café Morgane. Nous n’y manquons pas! Pour moi, la recette, c’est la constance. C’est du partage.»

Michel Angers, maire de Shawinigan et porte-parole de la Communauté entrepreneuriale, prétend que cette cellule joue un rôle central dans la reconversion économique de la ville.

«C’est une activité-clé pour la réussite», avance-t-il, tout en saluant l’engagement des gens d’affaires dans cette initiative.

«Des hommes et des femmes qui ont réussi, qui tendent la main et qui donnent au suivant», souligne-t-il.

Notons que depuis 2010, la cellule shawiniganaise de mentorat a soutenu une cinquantaine de jeunes entrepreneurs.