L'oléoduc Keystone XL acheminerait environ 830 000 barils par jour de pétrole lourd de l'Alberta jusqu'aux raffineries du Texas.

Keystone XL exempté de la directive protectionniste de Trump

La Maison-Blanche a offert de bonnes nouvelles aux partisans du projet d'oléoduc Keystone XL, suggérant qu'il pourrait être exempté d'une directive du président Donald Trump qui exige de l'acier américain pour tous les projets d'infrastructure aux États-Unis.
Une porte-parole du président Donald Trump a laissé entendre, vendredi, que sa récente directive ne s'appliquait pas au projet d'oléoduc qui lierait l'Alberta au Texas.
«La façon dont le décret présidentiel a été écrit... c'est précisément pour les nouveaux oléoducs ou pour ceux qui sont en réparation», a dit Sarah Huckabee Sanders aux médias qui voyageaient avec M. Trump en Floride.
«Étant donné que celui-ci est déjà en construction, l'acier est déjà là-bas, donc ce serait difficile de reculer. Mais je sais que tout (projet futur) serait compris dans cette directive», a-t-elle ajouté.
Lorsqu'il a signé le décret accordant son soutien au projet canadien Keystone XL, le 24 janvier dernier, le président Trump a précisé que tous les nouveaux oléoducs construits aux États-Unis devraient utiliser de l'acier américain; il l'a répété mardi dans son discours au Congrès.
Une bonne nouvelle pour le cabinet Trudeau
Or, le média américain Politico soutient que le projet Keystone XL sera admissible à une exemption parce qu'il ne s'agit pas à proprement parler d'un «nouvel oléoduc», mais plutôt le prolongement d'un oléoduc existant.
Le cabinet du premier ministre Justin Trudeau s'est déjà réjoui de cette nouvelle, vendredi. Mais le porte-parole du premier ministre n'a pas confirmé officiellement l'information.
Le cabinet de M. Trudeau estime que si cette information était confirmée, l'exemption démontrerait que les secteurs de l'acier au Canada et aux États-Unis sont intimement intégrés et favorisent l'emploi des deux côtés de la frontière.
Le projet Keystone XL, annoncé il y a près de 10 ans par le géant TransCanada, de Calgary, a subi les aléas de la politique canadienne et américaine, des opposants écologistes et de la chute des prix du pétrole. Citant des inquiétudes environnementales, l'ancien président Barack Obama a annulé le projet à l'automne 2015, malgré l'insistance du premier ministre conservateur de l'époque, Stephen Harper.
À l'invitation du nouveau locataire de la Maison-Blanche, TransCanada a déposé une nouvelle demande en janvier dernier.
L'oléoduc Keystone XL acheminerait environ 830 000 barils par jour de pétrole lourd des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'aux raffineries du Texas, sur le golfe du Mexique.