Philippe Nadeau (DigiHub), Rachel Frigon (Attractif et Aldred Technologies), Maude Labrosse (DigiHub), Félix-Antoine Huard (Aldred Technologies) et Stéphane Pipon (consultant). Debout: David Brouillette (Brew-IT), Roland Garceau, Nino Mancuso (L'Espace 0-UN), Jimmy Ravaux (J Innovations), Nicolas Bédard (Virtuelis), Yassine El Bouraqadi (Smartic), Samuel Lambert (Lincoln Chase), Michel Angers (maire de Shawinigan), Pierre Giguère (député) et Luc Arvisais.

Jeunes entrepreneurs à Chambéry et Bordeaux

Après avoir exploré le terrain l'automne dernier, les intervenants économiques de Shawinigan laissent maintenant toute la place à des jeunes en démarrage au DigiHub et au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins pour une mission de développement économique en France au cours des prochaines semaines.
Participation à un camp entrepreneurial, ateliers et divers événements de réseautage sont prévus au programme.
Du 26 septembre au 5 octobre, une délégation de six personnes de Shawinigan s'était rendue en France et en Italie pour renforcer des partenariats ou en créer de nouveaux. Cette initiative débouche concrètement sur la participation de huit incubés du DigiHub à une mission chez Bordeaux TechnoWest, du 26 juin au 3 juillet.
Les délégués participeront à des événements en lien avec les nouvelles technologies de développement durable et les villes intelligentes. Le groupe sera formé des représentants d'Affordance Studio, Attractif, L'Espace 0-UN, J Innovations, Lincoln Chase, Rum&Code, Smartic et Virtuelis.
Un peu plus tard, du 8 au 15 juillet, quatre petites entreprises se rendront à un camp entrepreneurial à Chambéry. Il s'agit d'Aldred Technologies, Brew-IT, J Innovations et Lunatik Création. 
«Il y aura des opportunités pour les entreprises de Shawinigan de développer des liens d'affaires avec des entreprises françaises», commente le maire, Michel Angers. Ce dernier avait participé à la mission exploratoire de l'automne, mais il ne fera pas partie de la délégation cette fois-ci. Idem pour le responsable du développement économique de la Ville, Luc Arvisais.
«Par la suite, ces entreprises débarqueront ici à leur tour pour profiter des opportunités d'affaires», ajoute le maire. «Le monde du numérique est mondial et les entreprises d'ici doivent être connectées avec la francophonie numérique.»
M. Angers ajoute que la délégation profitera de l'occasion pour consolider les liens entre Shawinigan et Savoie Technolac à Chambéry, de même qu'avec Bordeaux TechnoWest.
«C'est un premier pas extrêmement important et un résultat concret de notre mission d'exploration», se réjouit-il. 
M. Angers a d'ailleurs insisté sur l'aspect des retombées. L'an dernier, la Ville avait délégué pas moins de trois personnes lors de la première mission, à savoir MM. Angers, Arvisais ainsi que François St-Onge, directeur des communications.
Le maire répète que le concept du DigiHub et du centre d'entrepreneuriat a pu germer à la suite d'une mission économique du même genre. «Avant d'envoyer nos entreprises et de prendre des fonds du ministère, c'était important pour nous d'y aller pour voir exactement quelles sont les opportunités, qui rencontrer pour maximiser le temps passé là-bas», fait-il remarquer. «Tout est structuré, tout est organisé chaque jour.»
«Des missions économiques pour des échanges culturels ou de bon accompagnement, je ne suis pas très fort là-dessus», ajoute M. Angers. «Du jumelage pour prendre un café, je ne suis pas là. Pour moi, dans une mission économique, il faut avoir des objectifs précis quand on part, avec des attentes de résultats concrets. Il y en aura d'autres: ça ne fait que commencer!»
M. Arvisais précise d'ailleurs qu'en avril 2018, une deuxième phase du camp entrepreneurial de Chambéry se déroulera à Shawinigan. L'organisation se met déjà en branle, avec la collaboration de l'Université du Québec à Trois-Rivières. En septembre, une délégation de Lyon doit aussi débarquer à Shawinigan, dans la foulée des partenariats établis l'an dernier.
Normalement, des entreprises en démarrage pourraient difficilement se permettre de participer à une mission de développement en France. Le soutien du ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec et du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de la République française donne un sérieux coup de pouce à l'organisation du volet en Savoie, par le concours du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée. Pour la partie de Bordeaux, le soutien provient du programme Startup Québec du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation.
«La presque totalité des frais sont assumés par ces fonds et une très petite partie est payée par les entreprises», précise le maire. «Ce sont des frais minimes pour profiter d'un éventail d'expertises et d'expériences assez fabuleux.»
Philippe Nadeau, directeur général du DigiHub, souligne que ces initiatives permettent au milieu de se faire connaître à l'étranger, en mettant l'accent sur le fait qu'il existe des environnements de travail stimulants dans l'univers du numérique hors des grands centres urbains.