Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Jean-Guy Dubois: «Je veux me rendre à la pelle»

Même si son discours se voulait officiellement une mise à jour économique, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, aura néanmoins dévoilé mercredi une partie de son programme électoral, à cinq mois du scrutin qui l'opposera à la directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Martine Pepin.
Traditionnellement organisé par cet organisme, ce déjeuner a exceptionnellement été présenté par la Ville, tout en profitant de la liste d'envoi de la CCICQ pour faire les invitations. Sa présidente, Chantal Lafond, était d'ailleurs présente à l'Auberge Godefroy, ainsi que plusieurs maires et représentants d'organismes tels que Innovation et Développement économique Trois-Rivières, une implication qui, rappelons-le, fut décriée par l'aspirante à la mairie lors de l'annonce de sa candidature.
Or, le conférencier du jour a consacré une partie importante de son allocution à justifier le recours à IDE Trois-Rivières, au début de 2016, pour du démarchage. 
Dix-huit mois plus tard, trois ressources sont affectées au territoire de Bécancour. «Il fallait le faire, au lieu de tirer chacun de son côté, car nous partageons la même zone économique naturelle», a-t-il expliqué.
Déjà, celui-ci estime que l'intervention d'IDE Trois-Rivières en matière de prospection est liée à 22 projets de PME, dont deux «très probables» qui pourraient créer 25 emplois pour des investissements de 25 millions de dollars.
Par ailleurs, le maire Dubois envisage non seulement la construction d'un incubateur en technologies environnementales dans le parc Jean Demers d'ici au printemps 2018, au coût de 6,6 millions de dollars, mais il a aussi annoncé un projet de motel industriel dans le même secteur, au montant de 4,8 millions de dollars.
Dans le premier cas, «il y a du travail qui se fait», a-t-il indiqué, évoquant l'implication d'une chaire de recherche de l'UQTR et l'intérêt d'un organisme de financement fédéral.
«J'espère avoir la chance de vous l'annoncer», a-t-il avoué. D'ailleurs, s'il sollicite un autre mandat de quatre ans à la mairie, c'est pour faire entrer Bécancour dans la révolution industrielle 4.2, soit celle des technologies de l'environnement. «Je veux me rendre à la pelle», a lancé le premier magistrat.
Alors que ce virage vient de s'amorcer avec la venue des PureSphera, Airex et Arpac, Jean-Guy Dubois déplore d'autant plus que l'aventure d'Oriens Technologies vient de se solder par un échec. «Je souhaite que ce projet soit récupéré», a-t-il confié.
De plus, ce dernier a rappelé les 60 millions de dollars investis «sans pelle ni ruban» par les entreprises du parc industriel de Bécancour en 2016 ainsi que les grands projets en gestation, au nombre de sept.
Finalement, le maire Dubois est heureux de constater qu'après le chantier économique réalisé en début de mandat, les différentes organisations du territoire travaillent davantage ensemble. «On a du chemin de fait», a-t-il conclu devant quelque 80 personnes.