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Jean Boulet
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Jean Boulet se réjouit des tests rapides en entreprise: «Il faut continuer à être prudent»

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — Alors que la Mauricie reste figée en zone rouge, le ministre régional Jean Boulet plaide pour la prudence tout en affirmant «voir véritablement la lumière au bout du tunnel».

«On est tous tannés, fatigués, écoeurés dans une certaine mesure, mais il faut continuer à être prudent, si on veut passer un beau printemps et revenir à une meilleure normalité pour l’été», a-t-il confié.

Celui-ci rappelle «qu’on est quand même un territoire où il y a beaucoup de circulation». «Et il y a la semaine de relâche. On veut s’assurer de ne pas se faire envahir par un variant», ajoute le député de Trois-Rivières.

Lui aussi, dit-il, aime adhérer au scénario le plus potentiellement optimiste. «La Santé publique a fait ces recommandations-là et on y adhère bien sûr dans le contexte actuel. Il faut passer les prochaines semaines et contrôler encore la situation épidémiologique. Et en Mauricie, on fait vraiment bien. Je sens énormément de discipline et de prudence et il y a eu énormément d’efforts. Il faut comme pas relâcher», martèle M. Boulet.

Par ailleurs, il se réjouit de la disponibilité de tests rapides pour les entreprises privées. «Pour moi, c’est un ajout à l’arsenal de dépistage au Québec. Ça va permettre de manière préventive aux entreprises privées de se doter d’un inventaire de tests rapides pour tester un employé qui présente le moindre symptôme. De manière réactive, il y a aussi des cliniques mobiles qui se déplacent quand il y a des éclosions dans ces mêmes entreprises privées», explique le ministre.

Les entreprises peuvent donc en faire la demande sur le site quebec.ca/testsrapides. «Le nombre d’éclosions a quand même diminué, mais il faut être extrêmement vigilant et prudent», souligne-t-il.

Projet de loi 78

Alors que le registre des entreprises du Québec relève de son ministère, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale parraine le projet de loi 78 qui vise principalement à améliorer la transparence des entreprises.

«Ça crée une obligation pour les entreprises qui s’immatriculent, qui font affaire au Québec, de divulguer le nom de leur bénéficiaire ultime. Ça permet de savoir qui sont derrière les sociétés écrans, les sociétés anonymes. Ça va permettre au Québec de mieux lutter contre l’évasion fiscale, la criminalité et l’évitement fiscal abusif», précise-t-il.

Selon lui, le Canada fait piètre figure sur la transparence des entreprises. «Nous, au Québec, on s’inscrit dans la mouvance internationale et on affirme notre statut de précurseur pour la protection des intérêts du public. On atteint un bel équilibre entre la transparence des entreprises et la protection des renseignements personnels», indique M. Boulet.

Ce registre serait ainsi unique au pays et en Amérique du Nord puisqu’il serait le seul à centraliser l’ensemble des informations au sein d’un même registre, accessible gratuitement au public.

De plus, le registre va permettre la recherche par nom au sein du registre, donnant ainsi accès à l’information sur l’ensemble des entreprises avec lesquelles un individu est lié, que ce soit à titre d’actionnaire, d’administrateur ou de bénéficiaire ultime.

«Selon Revenu Québec, on perd 3,8 milliards de dollars par année en évasion fiscale», rapporte le ministre.

Ce dernier soutient que la loi est globalement «extrêmement bien accueillie» alors qu’ont défilé plusieurs groupes tels que l’Ordre des CPA du Québec et l’Autorité des marchés publics lors des consultations en commission parlementaire.

«950 000 entreprises sont enregistrées sur le registre, on dénombre 1,5 million de consultations par année et 75 000 nouvelles inscriptions année après année. C’est un registre vraiment important», conclut le ministre Boulet.