Prévue le vendredi 15 septembre, dès 8 h 30, à la MRC de Nicolet-Yamaska, la formation sera suivie d'un accompagnement personnalisé de 14 heures en entreprise, qui sera subventionné à 70 %.

Investissement de 2 millions $ chez Meubles Canadel

Les bonnes nouvelles se poursuivent chez Meubles Canadel. Après avoir investi trois millions de dollars en 2015 pour agrandir ses installations louisevilloises, voilà que le fabricant allonge deux autres millions de dollars pour ajouter très bientôt 15 000 pieds carrés et acquérir de nouveaux équipements afin de répondre à une belle demande pour ses produits.
L'entreprise familiale a lancé il y a quelques années de nouvelles collections de mobiliers de cuisine à des prix plus abordables que ses modèles très haut de gamme. La popularité grandissante des collections Gourmet, Downtown et East Side (cette dernière a été lancée au printemps) vient épaissir le carnet de commandes.
«On est dans une bonne année. La croissance sera de 8 ou 9 % pour 2016-2017 et le chiffre d'affaires devrait atteindre millions de dollars. Ce n'est pas mauvais du tout», commente Michel Deveault, président et chef des opérations de Meubles Canadel.
Un mobilier de ces collections peut se vendre autour de 1500 $, au lieu de 6000 $ et plus pour les modèles classiques de la compagnie. Canadel va ainsi chercher une nouvelle clientèle. Mais la qualité de construction est assurée, selon la direction. C'est une offre plus restreinte des options qui permet à Canadel d'offrir un produit dans cette gamme de prix.
«Le dessus de table est fait à la Canadel, mais tu peux jouer avec une composante qui coûte moins cher pour le tablier de la table et les pattes. Ce sont des modèles plus épurés, pour un jeune couple qui vit en condo ou qui est dans sa première maison et qui n'a pas un gros budget. Le produit Canadel, plus mature, continue sur son rythme de croisière. Mais les nouvelles collections sont une bonne partie de l'augmentation des ventes», ajoute M. Deveault.
La recrudescence de la demande pour la chaise rembourrée, observée depuis deux ou trois ans, incite Canadel à augmenter son rythme de production dans ce département. Il y a deux ans, 30 000 pieds carrés de superficie ont été ajoutés à son usine de Louiseville, principalement pour le travail de rembourrage. Un nouvel agrandissement, cette fois de 15 000 pieds carrés, est aujourd'hui nécessaire pour loger d'ici quelques mois deux nouvelles découpeuses à tissus.
«On change une machine de vieille technologie pour deux plus récentes. On commence par ajouter les 15 000 pieds carrés et on ajoute les machines par la suite. La mise en marche des nouvelles machines se fera à la fin de l'automne ou au début de l'hiver», explique le directeur du personnel, Guy Brassard.
Ces deux découpeuses à contrôle numérique vont accroître le volume de chaises rembourrées. L'objectif est d'atteindre 2000 chaises par semaine.
«On est en surtemps actuellement, précise M. Brassard. On fait de la découpe de façon manuelle parce que la vieille machine ne fournit pas. Avec les deux nouvelles découpeuses, la production sera grandement améliorée et on va optimiser la matière: on aura moins de retailles, donc moins de pertes pour l'entreprise.»
«Deux découpeuses, ça prend de l'espace, rappelle Michel Deveault. La chaise rembourrée est plus populaire. On réagit au marché.»
La force du carnet de commandes aura un impact sur le nombre d'employés. Canadel regroupe environ 610 travailleurs. Une dizaine d'employés devraient s'ajouter d'ici la fin de 2017. Des rembourreurs et des rembourreuses ainsi que des couturières et des couturiers sont recherchés.
L'agrandissement de l'usine est évalué à 1,5 million de dollars. L'achat des deux découpeuses et d'autres équipements accessoires représente un investissement de 500 000 $.
Pas trop de remous aux États-Unis
La croissance observée en 2016-2017 devrait se répéter en 2017-2018, alors que la direction de Canadel s'attend à profiter d'une augmentation d'environ 10 % de son chiffre d'affaires. La vigueur de l'économie américaine joue pour beaucoup pour cette entreprise qui y exporte 75 % de sa production.
«De janvier 2016 à janvier 2017, le carnet de commandes est sur la même erre d'aller, observe Michel Deveault. En plus, le taux de change est à environ 72 cents (américains pour un dollar canadien). L'économie américaine a toujours été plus forte que l'économie canadienne. On est présentement dans une normalité, c'est un taux de change confortable. Mais il reste un impondérable et c'est Trump!»
L'approche très protectionniste du président américain est connue, mais Michel Deveault est assez convaincu que la situation actuelle de l'industrie prévaudra.
«Les Américains se positionnent pour que le secteur du meuble ne soit pas touché. On s'organise pour que le marché du meuble entre le Canada et les États-Unis demeure comme ça.»