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Internet haute vitesse en milieu rural: état des lieux
Internet haute vitesse en milieu rural: état des lieux
Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé
Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé

Maskinongé: «On dirait que le ralentissement est presque volontaire»

LOUISEVILLE — Dans Maskinongé, le déploiement du réseau de fibre optique par la MRC est toujours aussi laborieux. En raison des délais pour l’obtention de permis pour passer par les poteaux déjà existants et appartenant à d’autres entreprises, les travaux de Maskicom, l’organisme à but non lucratif créé par la MRC pour brancher ses citoyens à Internet haute vitesse, avancent à pas de tortue.

Le préfet de la MRC avait dénoncé en novembre dernier les délais qu’il juge déraisonnables pour obtenir l’autorisation des entreprises de télécommunications déjà présentes sur le territoire de passer par leurs poteaux. Ces délais seraient encore pires maintenant qu’avant sa sortie publique, estime Robert Lalonde.

«C’est encore plus lent qu’avant. On dirait que le ralentissement est presque volontaire. On commençait à avoir une certaine ouverture, mais ça n’ouvre pas fort», dénonce-t-il.

«C’est épouvantable. Ces ralentissements nous ont déjà fait perdre un an et voilà que la COVID nous fait perdre encore quatre mois. J’ai hâte que les entreprises qui jouent avec les poteaux puissent être cohérentes et être de bons citoyens corporatifs», ajoute M. Lalonde.

Malgré ces embûches, Maskicom poursuit son déploiement. Après Saint-Mathieu-du-Parc, c’est maintenant vers Saint-Élie-de-Caxton que l’organisme se dirige, lentement mais sûrement.

Rappelons que Maskicom prévoit desservir 4900 foyers dans 17 municipalités, sur un territoire de 600 kilomètres. Le projet de 12,5 millions $ a bénéficié de subventions fédérale et provinciale totalisant 10 millions $.

Quant au réseau de couverture cellulaire, il aurait lui aussi besoin d’être bonifié, confie M. Lalonde.

«Il y a des points de la MRC où il n’y a pas de couverture cellulaire, entre autres, à Saint-Édouard et dans une partie de Saint-Mathieu. Ça aussi, c’est un besoin essentiel et j’espère que les sociétés vont faire en sorte que tout le monde va être interrelié. C’est un enjeu partout, on crie à l’aide et c’est comme si on était dans le désert», souligne-t-il.