Le monde agricole s'inquiète de la participation financière de la Caisse de dépôt et placement du Québec et du Fonds de solidarité FTQ aux activités de PANGEA terres agricoles et de son principal actionnaire, Charles Sirois.

Indignation agricole sur la rive sud

La Fédération de l'UPA du Centre-du-Québec et le Syndicat de la relève agricole du Centre-du-Québec dénoncent vigoureusement la participation financière de la Caisse de dépôt et placement du Québec et du Fonds de solidarité FTQ aux activités de PANGEA terres agricoles et de son principal actionnaire, Charles Sirois.
«Un tel investissement de fonds publics dans l'achat de terres agricoles entraîne une concurrence insoutenable qui freinera inévitablement le développement des entreprises familiales sur le territoire centricois», a déclaré le président de la fédération régionale, Daniel Habel.
«Comment voulez-vous que la relève puisse rivaliser avec des investisseurs de ce calibre? C'est complètement inéquitable et ça coupe les ailes à plusieurs jeunes qui rêvent de vivre de l'agriculture», renchérit le président du Syndicat de la relève, Benoît Quintal.
Entre 2009 et 2016, les dix sociétés les plus actives auraient acquis plus de 23 000 hectares de terres, soit un investissement de 145,7 millions de dollars.
Pendant cette période, PANGEA terres agricoles aurait déboursé 30,8 millions de dollars pour acquérir 4972 hectares, soit l'équivalent d'environ 50 entreprises familiales.
«Il ne faudrait donc 560 investisseurs comme PANGEA pour remplacer les 28 000 fermes du Québec», fait-on remarquer tout en décriant le fait que le modèle d'affaires de PANGEA soit peu attrayant pour la relève entrepreneuriale.