Patrice Mangin, directeur général de BELT, Marko Nokkala, du VTT, Normand Beaudoin, maire de La Tuque, et Patrice Bergeron, président de BELT, lors du lancement du projet avec plusieurs experts en septembre 2016.

Importante annonce pour le projet de bioraffinerie

Une importante annonce aura lieu, mardi, à Montréal concernant le projet de bioraffinerie. Selon les informations obtenues par Le Nouvelliste, l'opération séduction aurait porté fruit avec des investisseurs finlandais. Ils seront en sol québécois pour annoncer leur intérêt et leur implication dans le projet.
Les investisseurs de la compagnie Neste devraient confirmer leur implication dans les études de faisabilité en premier lieu, et l'usine expérimentale par la suite. Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, a confirmé ces informations sans vouloir aller plus loin dans ses propos.
C'est toute une brochette de dignitaires qui sont attendus pour l'annonce, notamment, l'ambassadeur de la Finlande puisque le gouvernement finlandais aurait des parts dans le projet selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre. Des représentants du gouvernement du Québec y seront aussi, notamment, la ministre et députée de Laviolette, Julie Boulet.
Le projet de Bionénergie La Tuque (BELT) consiste à installer la première bioraffinerie alimentée par les résidus forestiers au Canada qui produira plus de 200 millions de litres par an de carburant totalement renouvelable.
On estime qu'entre 650 000 et 1,2 million de tonnes métriques de résidus de coupe issus de la région de la Haute-Mauricie pourraient être valorisés dans l'usine. Un projet de près d'un milliard de dollars qui pourrait créer près de 490 emplois. L'objectif à court terme est d'aménager et d'opérer une usine de démonstration aux alentours de 2020, et une usine de taille commerciale en 2023.
Depuis le début des procédures, Normand Beaudoin ne se gêne pas pour affirmer que ce projet est le plus important à La Tuque depuis la construction, il y a plus de 100 ans, de l'usine de pâtes et papiers qui appartient aujourd'hui à l'entreprise WestRock.
Rappelons qu'en septembre dernier, Québec avait annoncé une aide financière de 1,5 M$. Cet argent visait à soutenir la réalisation d'études de faisabilité technico-économiques qui pourraient coûter près de 4,6 M$ à BELT. Ces études constituent une étape préalable à l'implantation d'une bioraffinerie forestière commerciale.
Peu de temps avant, une trentaine d'experts dans le domaine de la bioénergie provenant du Canada et de l'Europe s'étaient regroupés à La Tuque pour le lancement du projet. Des gens avaient fait le voyage de la Finlande pour participer à la rencontre. Ils avaient alors mentionné qu'ils voulaient amener leur expertise et une vision de comparaison internationale. 
«Je suis quelqu'un qui croit fermement dans l'industrie de la biomasse et de la bioénergie. Je crois aussi que le Canada, avec ses immenses ressources bioénergétiques, peut faire beaucoup mieux qu'il ne le fait maintenant. Vous êtes choyés d'avoir autant d'énergie hydroélectrique mais je crois que l'utilisation d'une plus grande proportion de bioénergie est définitivement une façon d'envisager l'avenir pour le Canada», avait alors affirmé Marko Nokkala du VTT, le centre de recherche technique de la Finlande. 
En octobre, les représentants de la Ville de La Tuque avaient aussi reçu de la visite finlandaise en lien avec les missions économiques réalisées en Scandinavie. Les visiteurs étaient venus en apprendre davantage sur le projet de Bioénergie La Tuque (BELT).
Le maire de La Tuque avait reçu un représentant de Finpro, un organisme public finlandais dont la mission est de faire du développement des affaires et d'encourager les investissements étrangers. Il était accompagné d'un conseiller d'affaires pour l'ambassade de Finlande au Canada et d'un directeur de projets chez Investissement Québec.
C'est pour une question d'horaire et de déplacement que l'annonce sera faite à Montréal. Par ailleurs, les nouveaux investisseurs seront de passage à La Tuque dans les prochains mois.