Le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, a parlé de l’Accord économique et commercial global devant les gens d’affaires de la région.

«Il n’y a jamais eu meilleur moment»

TROIS-RIVIÈRES — Le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, a invité les PME de la région à faire affaire avec l’Europe lors d’un événement organisé vendredi sur ce thème à Trois-Rivières par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), en partenariat avec Export Québec, le Service des délégués commerciaux du Canada et le Centre de recherche industrielle du Québec

«Il n’y a jamais eu meilleur moment pour diversifier notre exportation», a-t-il lancé aux gens d’affaires réunis à l’Hôtel Gouverneur. Dans son allocution, il a d’ailleurs vanté l’Accord économique et commercial global avec l’Union européenne, «un marché de 500 millions de consommateurs et de 28 pays, et des marchés publics de 3300 milliards de dollars par année». «La marque Canada n’a jamais été aussi forte». «On a tout pour réussir à travers le monde. Prenez le virage international», a-t-il plaidé.

Par rapport à l’ALENA, le ministre Champagne a réaffirmé la volonté de son gouvernement de «toujours continuer d’être à la table, positif, constructif, mais ferme». «Le commerce est très équilibré. La décision d’un côté de la frontière a des impacts des deux côtés», a rappelé celui qui devait contacter vendredi le propriétaire de Kruger en lien avec les mesures américaines sur le papier journal.

D’ailleurs, aux Kruger et Alcoa de ce monde, il leur lance ce message simple: «on va se battre». «On l’a démontré dans le dossier de Boeing et du bois d’œuvre. On va se battre pour les travailleurs, travailleuses, on va se battre pour l’industrie. On est conscient qu’on a encore du travail à faire. On est conscient que l’exemption a été accordée. Mais on doit travailler plus. Mais certainement, dans le dossier du papier surcalandré, on est avec les travailleurs, c’est un enjeu important. Et ce qu’il faut se rappeler, c’est qu’à chaque fois qu’on s’est battu, on a gagné. On va continuer de se battre», a-t-il martelé en point de presse.

Par ailleurs, celui-ci a bien accueilli la fin du conflit chez Delastek, surtout pour les travailleurs et travailleuses. «Parce que ce qui fait la force d’une entreprise, c’est ses travailleurs et travailleuses. C’est l’expertise. J’ai toujours dit que les investissements suivent le talent. Et le talent est clairement au sein des employés qui travaillent chez Delastek», a fait savoir celui pour qui l’aérospatiale, «c’est Shawinigan, c’est Trois-Rivières».

Concernant le projet d’un train à grande fréquence, le député de Saint-Maurice-Champlain a parlé «des bonnes nouvelles contenues dans le dernier budget».

«On a mis des sommes pour l’analyse qui doit être faite. L’une des choses dont on a le moins parlé, c’est qu’on est en train de renouveler la flotte. Pour moi, évidemment, c’est une très bonne nouvelle, c’est un pas en avant. Dans ce dossier-là, on avance. C’est un élément essentiel de développement économique et récréotouristique pour la région. On va se donner les moyens de réussir, on aura les bonnes locomotives avec les bons trains, on va faire l’étude et vous aurez toujours un ministre qui sera là pour défendre les intérêts de la région», a-t-il confié. «On n’a pas les moyens au Québec de se priver d’un projet de transport collectif aussi important», a renchéri le président-directeur général de la FCCQ, Stéphane Forget.

La FCCQ a tenu cette journée à Trois-Rivières afin de préparer les entreprises à l’entrée en vigueur de l’Accord économique et commercial global via des formations à thématiques techniques par des experts. Définition de l’Accord économique et commercial global, plan commercial, règles d’origines, conformité, fiscalité, propriété intellectuelle et de marque et mobilité de la main-d’œuvre: voilà autant de sujets qui furent abordés.