L’entreprise fait partie d’une Société en commandite proposant cette fois une usine de production d’urée et de méthanol susceptible de faire travailler jusqu’à 200 personnes.

IFFCO à Bécancour: potentiel de 200 emplois

Bécancour — Alors que le premier projet d’IFFCO à Bécancour avait été mis sur la glace, avec ses deux milliards $ d’investissements et ses 235 emplois, voilà que l’entreprise fait partie d’une Société en commandite proposant cette fois une usine de production d’urée et de méthanol susceptible de faire travailler jusqu’à 200 personnes.

En effet, Développement Nauticol Québec ltée et Entreprise IFFCO Canada ltée ont annoncé mercredi la création de la Société en commandite ProjetBécancour.ag en vue du développement d’un tel projet à Bécancour.

 Le promoteur a déposé au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques un avis de projet le 1er décembre dernier. Au cours des prochaines semaines, l’équipe de ProjetBécancour.ag entreprendra la réalisation d’une étude d’impact environnemental sur le terrain. 

Ce projet, s’il se concrétise, sera construit dans le parc industriel et portuaire de Bécancour et pourrait créer jusqu’à 200 emplois directs lorsque l’usine entrera en production d’ici quelques années. Une fois en opération, cette usine aura un impact significatif sur l’économie de la région et du Québec. «Le projet a évolué d’une certaine façon. La différence, c’est qu’en plus de la production d’urée, on inclut la production de méthanol. On part de la base du projet initial et ça va encore plus loin», a précisé le porte-parole, Yvan Martin.

 Un site internet Projetbecancour.ag a été mis en ligne afin de suivre le développement du projet. Davantage de précisions sur le projet seront fournies une fois l’étude d’impact environnemental complétée. 

La Société en commandite Projetbecancour.ag a été fondée par Développement Nauticol Québec Ltée et par Entreprise IFFCO Canada Ltée composée de La Coop fédérée, du gouvernement du Québec, par le biais de son mandataire Investissement Québec, et Kisan International Trading FZE. «On veut développer les aspects financiers. C’est un projet en développement. Il y a plusieurs étapes à franchir. C’est un marathon», a admis le conseiller en communication qui juge prématuré de dévoiler l’ampleur des investissements potentiels.

Informé de cette nouvelle orientation par les dirigeants, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, croit «qu’on a un bout de fait» au plan de l’acceptabilité sociale. «Je suis relativement positif. Le produit est souhaitable et on travaille avec des joueurs québécois. D’un point de vue technologique, il y a encore des éléments à mettre au point», a fait savoir le premier magistrat.

On se rappellera qu’initialement, la première version du projet d’IFFCO avait été confirmée en 2012. Les travaux de construction auraient nécessité l’embauche de 1000 à 1500 travailleurs. L’usine devait alors voir le jour d’ici… 2017. Malgré l’approbation du BAPE, le projet a ensuite été mis sur la glace jusqu’à ce jour.