La centrale de Rapide-Blanc.

Hydro-Québec souhaite restaurer la centrale de Rapide-Blanc

LA TUQUE — Hydro-Québec pourrait déployer un important chantier à sa centrale de Rapide-Blanc, en Haute-Mauricie. Il s’agirait d’un investissement majeur pour la réfection des six groupes de turbines-alternateurs.

«Les équipes d’Hydro-Québec travaillent sur les études d’avant-projet et l’ingénierie détaillées de réhabilitation de l’aménagement de Rapide-Blanc mise en service en 1934. Il est trop tôt pour faire part au milieu des travaux de réhabilitation qui seront réalisés ainsi que leur ampleur», a indiqué Élisabeth Gladu, conseillère relations avec le milieu Mauricie et Centre-du-Québec chez Hydro-Québec.

L’étape d’avant-projet devrait être complétée au courant de 2019 ainsi que certaines activités préalables comme le séparateur eau-huile, la réhabilitation des mécanismes de levage des vannes de prise d’eau et la construction d’un nouveau bâtiment d’atelier et de bureau qui nécessite, dès l’automne 2018, la construction d’une installation de chantier temporaire.

«Certaines étapes sont réalisées par les employés d’Hydro-Québec et d’autres par des sous-traitants. Le budget accordé à l’avant-projet et aux étapes préalables est de 60 M$», a précisé Mme Gladu.

Le projet de réhabilitation de l’aménagement de Rapide-Blanc devra être soumis au conseil d’administration d’Hydro-Québec d’ici la fin de l’année 2019 pour être approuvé. C’est après ces étapes qu’Hydro-Québec pourra donner un aperçu plus précis des travaux prévus. Les travaux devraient avoir lieu en 2021 si tout va bien.

Des retombées importantes
Le maire de La Tuque ne cache pas qu’un projet comme celui-là pourrait avoir d’importantes retombées économiques pour sa municipalité. La Ville va tout faire pour que les travailleurs puissent s’installer à La Tuque pendant les travaux.

«On n’a encore rien de concret, mais on comprend que ce serait des travaux sur plusieurs années et qu’il y aurait une centaine de travailleurs. Pour nous, ce sera de bien les accueillir et de faire en sorte que ces gens-là puissent travailler chez nous et qu’ils puissent participer activement à l’économie locale», a lancé le maire Pierre-David Tremblay.

«On voudrait mettre sur pied un comité qui va travailler là-dessus dès cet automne. On est en attente des décisions d’Hydro, mais on sait que ça se prépare. […] On veut le plus de retombées possible. On ne voudrait pas que les travailleurs restent dans un camp dans le bois, on voudrait les recevoir chez nous», a-t-il ajouté.

À La Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice, on voit également ces travaux avec grand enthousiasme pour l’économie du milieu.

«On est en dialogue constamment avec Hydro-Québec et on leur fait part de notre intérêt à maximiser les retombées économiques dans notre milieu. On veut que nos entreprises participent à ces travaux-là et je vais m’assurer de faire un lien entre les deux», a commenté la directrice générale de la CCIHSM, Karine Rochette.

Cette dernière ne cache pas non plus que l’arrivée de plusieurs dizaines de travailleurs pourrait avoir un impact pour les restaurateurs, hôtels, épiceries…

«On se croise vraiment les doigts pour que les travaux aient lieu», a-t-elle conclu.