La directrice des ventes et du marketing de l’Hôtel Delta Trois-Rivières par Marriott, centre des congrès, Manon Frenette.
La directrice des ventes et du marketing de l’Hôtel Delta Trois-Rivières par Marriott, centre des congrès, Manon Frenette.

Hôtel Delta de Trois-Rivières; «on est vraiment prêt à recevoir nos clients»

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Après avoir fermé ses portes à la fin mars en raison de la pandémie, l’Hôtel Delta Trois-Rivières par Marriott, centre des congrès, a repris ses activités le 16 juillet dernier. Et le feu vert de Québec pour les rassemblements de 250 personnes a déjà des effets sur la demande.

«Avec cette annonce, on a comme une nouvelle vague de demandes de réservation. On a l’avantage d’avoir des espaces très spacieux pour pouvoir mettre en place très facilement les normes du gouvernement, de la CNESST et de Marriott», a fait savoir la directrice des ventes et du marketing, Manon Frenette.

La décision prise par les propriétaires, de concert avec Marriott, de fermer temporairement l’établissement hôtelier en mars dernier «fut la meilleure à ce moment-là». «Mais là, maintenant, on est vraiment prêt à recevoir nos clients. On le fait bien, avec des normes, des nouvelles façons de faire, des nouvelles façons de travailler et tout ça, dans l’optique de garder nos clients, nos employés, nos associés en sécurité», affirme-t-elle.

Celle-ci aura tenu le fort avec la directrice des finances. «On a continué à prendre les appels, les réservations. C’était surtout des annulations à ce moment-là. L’objectif fut de guider les gens qui étaient très insécures par rapport à tout ce qui se passait et par rapport aux événements qu’ils avaient de prévu chez nous», raconte l’hôtelière.

Du même souffle, elle signale qu’avant la pandémie, «2020 allait être notre plus belle année à date». «Ça a été très triste pour moi de voir les livres se vider parce qu’on avait vraiment une année record. On commençait l’année 2020 et on avait déjà dépassé ce qu’on avait au livre par les années passées à la fin de l’année. Il nous restait toute l’année à récupérer encore beaucoup de nuitées et beaucoup d’événements. Ça, c’était le début de l’année», rapporte Mme Frenette.

Pendant la fermeture, le travail de l’équipe réduite consistait à échanger avec la clientèle et à démontrer «beaucoup de souplesse pour reporter leur événement».

«On est choyé par rapport à ça parce que la majorité des événements se sont déplacés dans le calendrier. Ça sera à voir s’ils seront déplacés à nouveau. C’est le travail qu’on a fait. On est rouvert depuis le 16 juillet dernier. Un départ qu’on s’attendait plus calme que prévu, donc, c’est une bonne nouvelle. Avec tous les efforts du centre-ville, l’attractivité de Trois-Rivières, ça fait en sorte qu’on est devenu une belle destination. On a eu des résultats au moins trois fois plus grands qu’on s’attendait depuis notre réouverture», confie-t-elle.

En contact régulier avec la bannière internationale, la direction du Delta Trois-Rivières pouvait ainsi savoir un peu à quoi s’attendre par rapport à d’autres établissements dans d’autres régions, de format similaire.

«Il y a quand même presque 2000 hôtels à travers le monde qui ont été fermés sous la bannière Marriott, mais heureusement, c’est sur la bonne voie maintenant. Les taux d’occupation étaient en dessous de 10 % pour plusieurs hôtels. Je pense que pour une fois, on a l’avantage, parce que ce n’est pas les régions qui vont traîner, c’est les régions qui vont ‘‘leader’’. Trois-Rivières peut sortir son épingle du jeu par rapport à ça», soutient Mme Frenette.

Non seulement le Delta Trois-Rivières loue-t-il déjà des salles, mais certains événements n’ont toujours pas annulé, ayant la volonté de les tenir.

«On y va un peu à la semaine, mais toute notre grille de capacité des salles a été revue. C’est sûr que là, avec les normes actuelles, on n’est plus à 1500 personnes au niveau de la capacité, ça tourne beaucoup plus autour de 400. Mais au niveau des événements de 250 personnes, on n’en a pas tenu encore, mais on est prêt et on est formé et on est sécurisé à ce niveau-là», assure-t-elle.

Présentement, on compte une dizaine d’employés selon l’occupation, qui est évidemment plus grande la fin de semaine. «Le retour au travail se fait progressif en fonction de nos nouveaux taux d’occupation. Tous les employés doivent suivre une formation d’environ quatre heures avant de faire un quart de travail. Tous les employés sont formés pour tous les secteurs de l’hôtel, c’est une norme Marriott, on s’habitue à de nouvelles façons de travailler», tient-elle à indiquer.

Si les activités ont repris du côté de l’hébergement, ce n’est pas le cas au niveau de la restauration et du service des banquets de l’hôtel Delta (à ne pas confondre avec le Resto-Bar Le Brasier 1908 qui est ouvert au CECi). Leur reprise en septembre donne de l’espoir à des organisations telles que la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R) qui, à défaut de pouvoir confirmer une date pour le retour des grands déjeuners d’affaires Cogeco, peut néanmoins annoncer la tenue du cocktail de la rentrée le 23 septembre, exclusif aux membres.

«Autant au niveau du Delta qu’au niveau de la Chambre, on va tenter d’être le plus créatif possible et de respecter les règles sanitaires pour être en mesure quand même d’offrir quelque chose d’agréable pour les membres qui ont bien hâte de se revoir. Ça va être dans le Hall du Temps et la salle Vision Cogeco. On va partager ces deux espaces-là pour assurer la meilleure distanciation possible. Le Delta lance officiellement la saison des regroupements d’affaires avec l’activité de la Chambre», se réjouit la directrice générale de la CCI3R, Andréanne Guilbert.

«Après des mois de travail dans le silence dans un si beau lieu de rassemblement, je suis fébrile de pouvoir travailler avec l’équipe de la Chambre pour enfin recevoir la communauté d’affaires trifluvienne. Les gens auront hâte de se voir et moi, j’aurai le plaisir d’entendre le coeur du CECi rebattre au son des échanges», conclut Manon Frenette.