Les visiteurs sont nombreux à La Tuque.
Les visiteurs sont nombreux à La Tuque.

Hausse marquée des ventes de chalets à La Tuque

LA TUQUE — L’accès restreint à la Haute-Mauricie avait rendu certains villégiateurs furieux durant les premiers mois de la pandémie. Certains avaient même menacé de ne plus dépenser à La Tuque, mais force est d’admettre que les visiteurs sont au rendez-vous et que le territoire de La Tuque n’a pas perdu son attractivité auprès des amants de la nature. Les demandes pour les chalets se sont effectivement intensifiées.

«C’est certain que de priver les gens, ça les a mis dans une situation de frustration. Sur le coup de l’émotion, ils ont dit qu’ils ne paieraient pas leur compte de taxes parce qu’on les avait privés. En fait, La Tuque se protégeait. On faisait seulement respecter le décret ministériel et je pense que c’était très important de le faire. […] Les gens n’ont pas nécessairement oublié, mais c’est passé. Ils sont passés à autre chose», souligne le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

«On voit les gens du camping, les gens en forêt, et il y a beaucoup de motocyclistes aussi […] Je pense que ç’a eu l’effet contraire. On a beaucoup de monde. Le fait qu’on n’ait pas de cas, ç’a amené ce que j’appelle un faux sentiment de sécurité. Autant dans notre population que chez gens de l’extérieur», ajoute-t-il.

Le maire ne regrette rien et il assure que les efforts doivent être maintenus. Il affirme que ce n’est plus «ça va bien aller », c’est désormais «continuer de vous protéger».

Pierre-David Tremblay soutient également que toute la situation a également donné une grande visibilité à sa municipalité et son immense territoire. D’ailleurs, les chalets de la Haute-Mauricie semblent être particulièrement populaires depuis les derniers mois.

«J’ai eu plus de demandes qu’en temps normal», confirme Sara Gagnon, courtière immobilière chez RE/MAX Boréal à La Tuque.

Si l’on compare avec la même période l’an passé, c’est le double de chalets qui ont été vendus et près du triple d’habitations situées au bord de l’eau.

«On sent que les gens veulent acheter quelque chose de concret pour profiter de l’été. Pour les chalets, ce sont majoritairement des gens de l’extérieur de La Tuque, comme Montréal, Drummondville, Victoriaville et même de l’Ontario. C’est assez surprenant», note-t-elle.

Du côté de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice, les constats varient d’un membre à l’autre. On nous indique que les épiceries font des affaires d’or. Les touristes sont au rendez-vous et les gens de La Tuque également.

Les restaurants toutefois constatent que la situation est plus tranquille qu’à l’habitude. Dans les hôtels, les touristes réservent à la dernière minute seulement si la température est propice et surtout le week-end. On sent toutefois beaucoup d’engouement dans les pourvoiries. Dans certains cas, il ne reste que quelques disponibilités pour la période estivale.

Quant aux commerces de détail, les affaires sont bonnes, les touristes visitent les magasins, mais on souligne que l’élan de solidarité des Latuquois est encore bien palpable.