Parmi les provinces, le Québec a affiché cette année le deuxième plus faible taux de défaillance de 90 jours, derrière la Colombie-Britannique et devant l’Ontario et de l’Île-du-Prince-Édouard, dans l’ordre.
Parmi les provinces, le Québec a affiché cette année le deuxième plus faible taux de défaillance de 90 jours, derrière la Colombie-Britannique et devant l’Ontario et de l’Île-du-Prince-Édouard, dans l’ordre.

Hausse de la dette des Canadiens causée par les hypothèques

La Presse Canadienne
TORONTO — Une forte reprise du marché immobilier canadien et un ralentissement du remboursement des prêts hypothécaires existants ont provoqué au second trimestre de cette année une augmentation de 2,8 % de la dette à la consommation au Canada par rapport à la même période en 2019.

Le plus récent rapport d’Equifax Canada sur les conditions du crédit à la consommation précise que la hausse des soldes des prêts hypothécaires a contribué à faire monter l’endettement moyen par personne à 73 532 $, un montant plus élevé de 2,2 % qu’un an plus tôt.

Entre-temps, l’endettement non hypothécaire moyen a diminué alors que les cartes de crédit, les prêts automobiles et les marges de crédit ont subi le contrecoup de l’arrêt de l’activité économique dans la plupart des régions pendant la pandémie de COVID-19.

Par ailleurs, Equifax Canada a observé que le taux de défaillance de plus de 90 jours, c’est-à-dire le pourcentage d’utilisateurs de crédit ayant trois paiements ou plus en retard pour les prêts non hypothécaires, a augmenté de 10,6 % depuis le second trimestre de 2019.

Parmi les provinces, le Québec a affiché cette année le deuxième plus faible taux de défaillance de 90 jours, derrière celui de la Colombie-Britannique et devant ceux de l’Ontario et de l’Île-du-Prince-Édouard, dans l’ordre.

Le taux de défaillance le plus élevé a été relevé au Nouveau-Brunswick, devant ceux de Terre-Neuve-et-Labrador et de la Nouvelle-Écosse.

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LE VIRUS A AUSSI INFECTÉ LA CONFIANCE DES CANADIENS FACE À L'ÉCONOMIE NATIONALE 

C'est au Canada que la confiance dans l'économie nationale a le plus fondu au cours d'un été marqué par un certain coronavirus, selon une enquête réalisée dans 14 pays.

Le sondage, mené par le Pew Research Center, indique que 61 % des répondants canadiens ont décrit la situation économique actuelle du pays comme «mauvaise» - plus de deux fois le sentiment de l'an dernier (27 %). Les répondants des 12 pays à qui l'on avait également posé la même question l'an dernier ont tous signalé des baisses de confiance, mais c'est au Canada qu'on est le plus négatif, avec cette baisse de 34 points de pourcentage en un an.

Les sentiments négatifs ont également gagné 30 points de pourcentage cet été au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Australie, note le centre de recherche américain.

Le segment canadien du sondage a été mené par téléphone entre le 15 juin et le 27 juillet auprès de 1037 adultes; la marge d'erreur est de 3,7 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Le déficit commercial du Canada a atteint 2,45 milliards $ en juillet

Le déficit du commerce des marchandises du pays s'est chiffré à 2,45 milliards $ en juillet, les importations et les exportations ayant continué d'afficher des gains importants, tout en demeurant en deçà des niveaux prépandémie, a indiqué jeudi Statistique Canada.

La catégorie de produits de véhicules automobiles et de pièces a contribué à stimuler à la fois les importations et les exportations en juillet.

En comparaison, le déficit actualisé s'était élevé à 1,59 milliard $ pour juin, selon les données de l'agence fédérale. Le déficit de juin avait initialement été estimé à 3,19 milliards $.

Les économistes s'attendaient en moyenne à un déficit de 2,5 milliards $ pour juillet, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Par rapport à février, le mois avant que la pandémie ne paralyse presque toute l'économie, Statistique Canada a indiqué que les importations avaient diminué de 4,1 %, et les exportations, de 6,0 %.

La catégorie de produits de véhicules automobiles et de pièces a contribué à stimuler à la fois les importations et les exportations en juillet, alors que l'industrie automobile s'est adaptée à l'impact de la COVID-19 en augmentant la production, après l'avoir interrompue plus tôt cette année. Les constructeurs ont en outre raccourci la période d'interruption saisonnière de leurs activités cet été, a précisé Statistique Canada.

Les importations de juillet ont augmenté de 12,7 % pour atteindre 47,9 milliards $, les importations de véhicules automobiles et de pièces ayant grimpé de 50,3 %. Les exportations ont augmenté de 11,1 % pour atteindre 45,4 milliards $, et celles de véhicules automobiles et de pièces ont connu une hausse de 37,0 %. La Presse Canadienne