Patrice Mangin, directeur général de BELT et Patrice Bergeron, président de BELT ont rencontré Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins (à gauche).

Guy Cormier s’arrête à La Tuque

LA TUQUE — La Haute-Mauricie a reçu la visite du président et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, Guy Cormier. Ce dernier a pris la parole devant les membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut Saint-Maurice, mais a également profité de son premier arrêt à La Tuque pour visiter des industries latuquoises et découvrir plus en profondeur certains projets, notamment celui de la bioraffinerie.

«J’ai été fasciné de voir comment les acteurs locaux travaillent bien ensemble. Que ce soit la ville, les communautés autochtones, la communauté d’affaires… Il y a aussi des beaux projets, notamment celui de BELT (Bioénergie La Tuque)», a lancé M. Cormier.

Selon ce dernier, il s’agit d’un projet qui pourrait permettre de donner beaucoup de valeur économique à la région en utilisant des résidus forestiers et en les transformant en une source d’énergie.

«Créer de la richesse à partir d’une biomasse qui est abondante, accessible et renouvelable, la transformer, contribuer à reboiser nos sols forestiers. C’est ça l’économie du 21e siècle. C’est ça un projet novateur et structurant», a-t-il lancé.

Le président et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins n’est pas étonné de l’intérêt que le projet suscite chez les chercheurs, les gouvernements, le secteur privé et les communautés autochtones.

«Je voulais voir et entendre parler un peu plus du projet. Nous sommes déjà l’institution financière du projet BELT, mais je voulais mieux comprendre les projets, les défis, le plan de match. Je vois des chercheurs et des investisseurs étrangers s’intéresser à ce projet-là. […] Quand on voit les enjeux de défi climatique et de développement durable, on a un projet sur la table actuellement qui veut aborder ces problématiques-là, il faut s’y intéresser».

«Aujourd’hui l’innovation c’est tellement important dans une société et on a un projet innovant. Donnons-lui sa chance», a-t-il ajouté.

Les dirigeants de BELT se réjouissaient du discours de M. Cormier. Ses propos ont été accueillis comme une belle marque de reconnaissance, mais aussi comme une source de motivation pour la suite .

«Il vient de valider le projet au niveau de la crédibilité. Ce sont les économistes de Desjardins qui l’évaluent comme le plus fort potentiel de diversification sur toute la région. Ce n’est plus seulement nous qui le disons, et ils ne sont pas n’importe qui», a indiqué Patrice Mangin, directeur général de BELT.

M. Cormier a également abordé la dernière mise à jour de l’étude économique réalisée par Desjardins, l’entrepreneuriat et la pénurie de main-d’œuvre devant une salle comble.

Guy Cormier voit également, dans un avenir de cinq ans, une Haute-Mauricie plus diversifiée économiquement avec de nouveaux secteurs d’activités qui prendront de l’essor.

«Je parle du récréotouristique, de l’agroalimentaire, de certaines activités de foresterie et du projet BELT par exemple. C’est une région qui a la capacité de continuer de se prendre en main. On est sur un bel élan économique encore. Je vois des jeunes qui ont le goût de s’installer en région. Alors, je vois ça positif», a indiqué M. Cormier.