Groupe Dynamite se protège de ses créanciers afin de se restructurer

La Presse canadienne
MONTRÉAL — Le propriétaire des enseignes Garage et Dynamite a imité de nombreux détaillants du secteur de la mode en se plaçant à l'abri de ses créanciers dans le but de procéder à une restructuration.

Dans un communiqué diffusé mardi, le président exécutif du Groupe Dynamite, Andrew Lufty, a souligné que les six derniers mois, marqués par la pandémie de COVID-19, avaient «accéléré l'avènement d'une révolution numérique», ce qui oblige l'entreprise à «rapidement corriger» son modèle d'affaires.

Celui-ci a ajouté qu'il n'y aurait «aucun impact» sur les 530 employés du siège social et de l'entrepôt, et un impact «minimal» sur les 3800 salariés des magasins, qui pourront être réaffectés ailleurs en cas de fermeture d'une boutique.

Aux États-Unis, où elle est présente, la société demandera également une «reconnaissance provisoire» en vertu du chapitre 15 du Code américain des faillites.

Groupe Dynamite, dont le siège social se trouve à Montréal, a vu le jour en 1975 et exploite plus de 300 magasins coiffés des enseignes Garage et Dynamite en Amérique du Nord.

Alors qu'elle table sur un plan de restructuration «complet» après s'être tournée vers la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, l'entreprise compte continuer à exploiter ses boutiques ainsi que ses plateformes transactionnelles en ligne.

Depuis le début de la crise sanitaire, plusieurs détaillants québécois, comme Aldo, Reitmans, Les Thés DavidsTea, Laura, Sail Plein Air ainsi que Frank and Oak, se sont placés à l'abri de leurs créanciers.