Les employés de l’entreprise Panneaux Optimum ont déclenché une grève générale illimitée vendredi.
Les employés de l’entreprise Panneaux Optimum ont déclenché une grève générale illimitée vendredi.

Grève chez Panneaux Optimum

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
SAINT-LÉONARD-D’ASTON (MMG) — La quinzaine d’employés de l’entreprise Panneaux Optimum, qui fabrique des panneaux de contreplaqué à Saint-Léonard-d’Aston, sont entrés en grève générale illimitée vendredi, dénonçant des rencontres de négociation «infructueuses» avec leur employeur.

Les deux parties se sont rencontrées à trois reprises depuis mai dernier, selon le syndicat des Travailleurs et Travailleuses unis de l’alimentation et du commerce, section locale 501 (TUAC 501). Celui-ci accuse la partie patronale de ne pas négocier de bonne foi. «On n’a pas eu à date de retour de l’employeur sur nos dépôts de demande. Il veut repousser les négociations en fin d’année ou au début de l’année prochaine. Donc, c’est pour ça qu’on a transféré le dossier au ministère (du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale) en conciliation. À partir de là, l’employeur était frustré de notre démarche. On lui a proposé la deuxième, qui était la grève, et il nous a envoyés promener, donc on l’a appliquée», résume Martin Daudelin, négociateur des TUAC 501.

Les négociations achoppent sur les questions monétaires, soit le salaire, les vacances, les primes, les jours fériés et la répartition des heures supplémentaires. Selon M. Daudelin, l’entreprise accuse un important retard par rapport aux conditions salariales qui prévalent dans l’industrie.

«On a sorti huit comparables au niveau du marché, ce qui se donne dans le domaine, et on est très inférieur. Les travailleurs sont aux Normes du travail, alors qu’une convention collective, c’est fait pour être mieux qu’aux Normes. Si on se compare avec des entreprises de même taille et dans le même domaine, on est très en dessous», insiste-t-il.

Les deux parties doivent se rencontrer lundi prochain en présence du conciliateur, arrivé dans le dossier mardi.