On ne connaît pas encore les impacts de cette transaction sur les installations trifluviennes de GLV.

GLV est vendu à Valmet

TROIS-RIVIÈRES — Une page d’histoire se tourne dans le monde industriel de Trois-Rivières avec la vente de GLV à Valmet, au coût de 113 millions d’euros . La transaction sera finalisée au plus tôt le 1er avril prochain.

En 2014, le fondateur de GLV Laurent Verreault et son fils Richard avaient décidé d’acquérir et de privatiser la division des pâtes et papiers du Groupe GLV. À Trois-Rivières, une centaine de personnes travaillent dans les vastes installations du parc industriel des Hautes-Forges pour y faire la conception et la production des équipements. Un an auparavant, un groupe de gestionnaires locaux s’était porté acquéreur de l’usine GLV Fabrication, devenue FAB 3R, ce qui semblait alors marquer la fin de la présence de la famille Verreault à Trois-Rivières.

GLV, c’était aussi trois sites aux États-Unis et un même nombre en Suède. Et en Inde, une deuxième usine moderne avait été inaugurée en 2017. À ce déploiement viennent s’ajouter des bureaux de vente au Brésil et en Russie.

Le groupe conçoit et met en marché des équipements utilisés à diverses étapes de la production de pâtes et papiers, soit de la préparation de la pâte jusqu’à la formation de la feuille et de sa finition. GLV est un fournisseur mondial de pièces de rechange et offre des services de remise à neuf, de modernisation et d’optimisation pour des équipements nouveaux et existants.

Le chiffre d’affaires net des activités acquises s’élevait à environ 160 millions d’euros et la marge EBITA était d’environ 11 % pour l’année 2018. Les activités acquises comptent 630 employés, dont 65 % sont situés en Amérique du Nord et le reste principalement en Europe, en Amérique du Sud et en Inde.

La transaction n’inclut pas les opérations de lavage, de délignification à l’oxygène et de blanchiment de GLV avec Compact Press, la technologie des pompes et des mélangeurs pour la fabrication de pâtes chimiques, ainsi que le centre de produits associé de Karlstad en Suède.

«L’acquisition présente un excellent ajustement stratégique. Elle renforce l’activité mondiale de services de Valmet, complète notre offre technologique et renforce notre présence et nos capacités locales, en particulier en Amérique du Nord», a déclaré par voie de communiqué le président et chef de la direction de Valmet, Pasi Laine.

Le chiffre d’affaires de Valmet en 2018 était d’environ 3,3 milliards d’euros. La société, dont le siège social est en Finlande, emploie plus de 12 000 professionnels dans le monde entier.

Il n’a pas été possible d’obtenir des commentaires sur l’avenir des installations trifluviennes. Mais selon certaines sources à l’interne, la transaction pourrait être prometteuse en raison de la renommée de Valmet dans le domaine des pâtes et papiers et de l’énergie.