Le bilan de Maski Récolte a été dévoilé mardi à la ferme Éthier en présence d’Audrey Larochelle, chargée de projet, et de Suzy Paquin, agente de développement de Maski en forme.

Fructueuses récoltes dans Maskinongé

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — Avec 1396 kg de fruits et légumes récupérés par une armée de bénévoles auprès de six producteurs agroalimentaires de la MRC de Maskinongé, le projet Maski Récolte atteint son objectif de réduire le gaspillage alimentaire tout en améliorant l’accès à des aliments sains.

Ce projet pilote de Maski en forme résulte d’une volonté de profiter du surplus de fruits et légumes, laissés à l’abandon à la fin des récoltes par les producteurs, pour combler de nombreuses demandes de produits alimentaires provenant de centres de petite enfance, d’écoles et d’organismes communautaires.

Suzie Paquin, agente de développement de Maski en forme, a eu l’idée de faire le lien entre cette offre abondante de produits et la demande.

«Il fallait faire quelque chose. C’est un mouvement sociétal qu’on met en place», raconte Mme Paquin, en rappelant que la MRC de Maskinongé se trouve en territoire hautement agricole.

Ce projet né il y a un an a entraîné la formation d’un comité de démarrage. La recherche de financement a porté ses fruits: Québec en forme a fourni 10 000 $, alors que la Caisse Desjardins de l’ouest de la Mauricie a allongé 450 $.


« Il fallait faire quelque chose. C’est un mouvement sociétal qu’on met en place »
L’agente de développement de Maski en forme, Suzie Paquin

Après avoir trouvé les producteurs agroalimentaires, les activités de récolte ont duré de la mi-septembre jusqu’au début du mois de novembre. Quelque 48 bénévoles se sont mis à l’ouvrage et la récolte a été impressionnante.

«On a récolté des patates, des courges, des tomates, des cerises de terre, des fraises d’automne, des betteraves, des carottes, du basilic», énumère Audrey Larochelle, chargée de projet pour Maski Récolte.

Le projet pilote prévoit que les bénévoles, les producteurs et les différents organismes et écoles se partagent la récolte. Les producteurs ont majoritairement redonné leur part au projet.

Un CPE, quatre écoles primaires et trois organismes ont profité de ce projet. Des élèves ont notamment cuisiné les aliments en classe tout en intégrant des notions de mathématiques. Les denrées ont aussi servi à confectionner des lunchs distribués à certains élèves démunis.

Selon Mme Larochelle, tous les bénévoles et tous les producteurs ont été totalement satisfaits des résultats de cette récolte. Pour Sylvain Éthier et Gaétane Beaumier, de la ferme Éthier de Saint-Étienne-des-Grès, cette formule doit continuer.

«C’est 1,3 tonne de légumes qui n’ont pas pourri dans le champ et qui ont été conservés pour des gens qui en ont besoin», indique M. Éthier.

«On a toujours des surplus de récolte et c’est intéressant que ça aille à quelqu’un! souligne Mme Beaumier. Il y a toujours des pertes, mais le but est en d’avoir le moins possible. C’est un projet qui demande juste à être développé.»

La Ferme du garde-manger, les Couleurs de la terre, les Jardins Ricard, la Coop la Charrette et la ferme la Cueille ont aussi pris part à ce projet.

Maski en forme a l’intention de poursuivre l’aventure. L’organisme souhaite obtenir le même genre de financement pour 2019 afin d’amorcer les récoltes aussi tôt qu’à l’été prochain. Maski en forme souhaite pousser l’idée en incitant les gens ayant un potager dans leur cour à participer à cette récolte.