Le sort réservé à l’usine Lupel de Cascades, à Trois-Rivières, n’a pas surpris outre mesure la trentaine de travailleurs syndiqués.

Fermeture de l’usine Lupel: «Ça reste un choc de l’apprendre»

Trois-Rivières — L’annonce de la fermeture de l’usine Lupel par Cascades, à Trois-Rivières, vers le 1er juillet prochain, n’aura pas tant étonné la trentaine de syndiqués.

«C’est une surprise qu’on en soit à ce stade-là, mais on savait que la situation n’était pas rose. Les gars ont travaillé tellement fort dans les dernières années pour produire de nouveaux produits, pour justement aider à regarnir les carnets de commandes, qu’on avait espoir que cela aurait un impact positif», a commenté Marc-Olivier Bisson, conseiller en relations de travail, à la Fédération démocratique de la métallurgie, des mines et des produits chimiques (CSD).

Celui-ci avait déjà eu une rencontre au mois de janvier où l’employeur lui avait fait état de la situation «comme quoi le carnet de commandes n’était pas aussi rempli qu’il le souhaitait».

«Il faut savoir qu’on est en processus de renouvellement de convention collective. Pour nous, c’était peut-être une stratégie, mais en même temps, je n’avais rien pour remettre en doute ce que l’employeur disait», admet le porte-parole syndical.

Même si les travailleurs savaient que ça n’allait pas bien, «c’est certain que ça reste un choc de l’apprendre, et évidemment, c’est un deuil pour eux autres», rapporte M. Bisson. «Ils ont espoir justement, avec l’annonce qui a été faite, que les clients vont vouloir remplir leur stock, et donc, que ça va garnir un peu le carnet de commandes de manière temporaire jusqu’au 1er juillet», poursuit-il.

Ce dernier reconnaît que l’employeur agit «d’une certaine façon» en bon père de famille en offrant un programme d’aide aux employés, que ce soit pour l’orientation, le soutien psychologique et la relocalisation «dans une usine de Cascades ou dans d’autres usines de la région».

«Que l’employeur offre ça, c’est la moindre des choses. Le syndicat va être impliqué avec l’employeur au niveau de l’aide à la relocalisation des salariés. On va s’assurer que les droits des salariés soient respectés jusqu’à la fin, qu’ils aient droit aux services auxquels ils ont droit et qu’il y ait une saine transition. C’est vraiment ça notre préoccupation», a-t-il conclu.