À l’avant-plan, la présidente de RE/MAX de Francheville, Anne Beaumier, et son nouvel associé, Félix La Haye.
À l’avant-plan, la présidente de RE/MAX de Francheville, Anne Beaumier, et son nouvel associé, Félix La Haye.

Félix La Haye devient l’associé d’Anne Beaumier de Re/max

TROIS-RIVIÈRES — Le 1er août 2020 marque un tournant dans l’histoire de RE/MAX de Francheville alors que Félix La Haye devient officiellement l’associé de la présidente Anne Beaumier.

«Après notre 30e anniversaire en août 2019, j’ai amorcé ma réflexion. Et quand j’ai commencé mes pourparlers avec Félix, il avait 29 ans, soit le même âge que j’avais quand j’ai acheté la franchise», se plaît-elle à raconter.

Si le 22 août 1989, l’équipe était constituée de sept courtiers, elle en comptera une centaine d’ici la fin de l’année.

«Je voulais rester encore un bout, mais en adoucissant un petit peu mon horaire. Je voulais que les choses se poursuivent de la façon que je les ai bâties. Je voulais assurer la pérennité de RE/MAX de Francheville, mais dans ses valeurs actuelles», explique la golfeuse qui avait plusieurs options devant elle.

D’ailleurs, l’annonce de ce partenariat s’est faite en pleine pandémie, via la plateforme zoom. «Je viens de sécuriser ma gang. Félix est un excellent courtier, il fait partie du top 5, j’aime son style, son intégrité, ses valeurs. Je le voyais poursuivre ma mission. Il partagera les tâches de direction avec moi», précise celle qui salue «la qualité exceptionnelle de notre équipe administrative et de nos courtiers», dont Michel Côté et Serge Buchanan au niveau de la direction.

Pour sa part, Félix La Haye ne s’attendait pas à recevoir une telle proposition. «Je l’avais déjà envisagé, mais pas à aussi court terme», avoue celui qui a joint le bureau de RE/MAX de Francheville en 2016, étant attiré par cette bannière.

Malgré la fermeture du bureau pendant sept semaines en raison de la pandémie, celui-ci arrive comme associé dans un contexte où le marché «va très bien au niveau des ventes».

«À Trois-Rivières, depuis le début de l’année, on a au-dessus de 21 % d’augmentation des ventes versus l’an dernier. Le nombre d’inscriptions, par contre, est à la baisse de 25 % à 27 %. L’inventaire est extrêmement bas», fait-il savoir, attribuant cela, entre autres, au fait que les personnes plus âgées sont réticentes à vendre leur propriété pour aller dans des résidences devenues problématiques en raison du coronavirus.

Celui-ci dit observer un phénomène «qu’on voyait à Montréal avant», soit beaucoup d’acheteurs, des surenchères et des offres multiples, mais «pas dans toutes les gammes de prix».

Et selon Anne Beaumier, qui ne perçoit aucun ralentissement économique dans le domaine de l’immobilier, le télétravail incite des gens de l’extérieur à acquérir en région des propriétés de campagne et au bord de l’eau.

«On peut travailler de la maison, on n’a plus besoin d’être à côté de notre building au centre-ville de Montréal. On est considéré un peu comme une banlieue de Montréal», fait-elle valoir.

Et son nouvel associé donne l’exemple d’une propriété à Saint-Pierre-les-Becquets qui était à vendre depuis un an. «On n’avait jamais d’offres. Au retour de la pandémie, quand le marché a recommencé, on a eu beaucoup de visites et deux promesses d’achat en même temps, de l’extérieur, à un prix supérieur», souligne-t-il.

De plus, Anne Beaumier est d’avis que la pandémie a permis aux gens de réaliser le cooconing. «Je veux être à quelque part où je vais être bien, je suis prêt à investir des sous de ce côté-là», avance-t-elle comme argument.

Évidemment, le duo plaide avec conviction en faveur du courtage immobilier alors qu’au Québec, 92 % des transactions immobilières se font par l’entremise des courtiers immobiliers.

«On a un travail de collaboration avec les autres agences», tient-elle à signaler. «En faisant affaire avec un courtier, les gens ne font pas juste affaire avec le courtier qu’ils choisissent, mais ils ouvrent la porte au réseau immobilier du Québec. C’est l’avantage parce que les acheteurs veulent travailler avec les courtiers. Pour eux, c’est sécurisant, ils ont des conseils», renchérit M. La Haye.

Et sachant, selon un sondage, que les milléniaux seraient les plus enclins à recourir aux courtiers immobiliers, l’homme de 30 ans entend bien les rejoindre avec une présence accrue sur le web et les réseaux sociaux.

«Déjà, on est très avancé avec toutes les applications et les méthodes de travail qu’on a ici. Avec mon arrivée, je veux mettre l’emphase au niveau technologique», a-t-il confié.

Et que pensent-ils de l’acquisition récente de DuProprio par Desjardins?

«Les courtiers immobiliers sont déçus que Desjardins se soit porté acquéreur d’une entreprise qui fait du dénigrement du courtage immobilier au Québec. On ne se serait pas attendu qu’un partenaire de plus de 20 ans en ce qui nous concerne fasse cette acquisition-là», conclut Anne Beaumier.