Environ 950 personnes travaillent actuellement à l’ABI.
Environ 950 personnes travaillent actuellement à l’ABI.

Fausse alerte à la COVID-19 à l’ABI

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Bécancour — Alors qu’une histoire de sous-traitant soi-disant atteint de la COVID-19 à l’intérieur de l’Aluminerie de Bécancour a semé tant l’inquiétude que la colère chez le Syndicat des Métallos, les résultats ont plutôt démontré qu’il s’agissait d’une fausse alerte.

«Le protocole de prévention en place à l’ABI a été respecté. Le cas de COVID-19 mentionné n’a pas été présent chez ABI dans les 16 jours précédant le résultat positif de son test, test qui s’est avéré être un faux positif selon la Santé publique», affirme la conseillère en communications pour l’entreprise, Emilie Boissonneault.

Lundi, le président de la section locale 9700, Éric Drolet, déplorait ne pas avoir été mis au courant de cette situation par la direction.

«L’information d’un cas de sous-traitant dans l’usine a été cachée et parce qu’il s’agissait d’un sous-traitant, l’employeur pensait que ce n’était pas pertinent de nous informer, tant nous autres à l’exécutif syndical que nos gens de la santé-sécurité. Mais c’est important que nos membres aient l’heure juste», plaidait le président du Syndicat.

Celui-ci disait craindre que ses membres n’aient pas été en sécurité à un moment ou à un autre. «Cette personne-là a travaillé dans la même aire de travail que nous. Ce n’est pas parce qu’elle est un sous-traitant qu’elle travaille dans un coin. On utilise les mêmes toilettes, les mêmes vestiaires, les mêmes équipements de travail», fait remarquer M. Drolet.

Si ce dernier a été mis au courant de la problématique entre le 13 et le 14 avril, «ça se serait passé au minimum une semaine avant ça».

«Et le 15 avril, l’employeur envoyait un message dans l’usine comme quoi il se félicitait qu’il n’y ait pas de cas encore dans l’usine. C’est assez ordinaire au niveau de la divulgation de l’information», a-t-il dénoncé.

Jusqu’à présent, seuls certains travailleurs ont été «mis de côté à titre préventif», et ce, selon le protocole établi. «Depuis la mi-mars, ABI a déployé de nombreuses actions allant au-delà des recommandations de la santé publique comme, par exemple, prendre la température de tous les employés à l’entrée de l’usine. La santé-sécurité de nos gens est notre priorité et nous ne ménageons aucun effort pour nous assurer de limiter les risques de contamination», tient à souligner Emilie Boissonneault.

Finalement, le président syndical admet que c’est plus tranquille. «Mais on ne peut pas arrêter une aluminerie. On essaie de trouver des clients pour passer notre métal. Le démarrage est au ralenti, mais pour ce qui est du reste, ça fonctionne. On forme le plus possible parce qu’on a beaucoup de nouveaux travailleurs Et jusqu’à date, on n’a aucune mise à pied au niveau des syndiqués», conclut celui qui estime à près de 950 le nombre de travailleurs actuellement à l’ABI.