Nicole Duplessis, de Cheval Québec, Donald Martel, Bernard Giles, de Tourisme centricois, Julie Boulet, François Pépin, du Complexe équestre, Judith Tourigny, du Centre d’interprétation, et Jean-Guy Dubois.

«Espoir et second souffle à Gentilly»

Bécancour — Voulant maximiser le développement de l’offre touristique, le gouvernement du Québec investit plus de 14 millions de dollars dans les stratégies de mise en valeur du tourisme événementiel et du tourisme de nature et d’aventure pour soutenir la réalisation de 28 projets dans 13 régions touristiques. Ces initiatives totalisent des investissements de plus de 70 millions de dollars.

C’est ce qu’a annoncé mardi la ministre du Tourisme Julie Boulet au club de golf Gentilly. D’ailleurs, les propriétaires des lieux reçoivent une aide financière de trois millions de dollars pour la réalisation d’un complexe équestre évalué à près de 11 millions de dollars. Du même coup, le parcours de golf passera de 18 à 9 trous.

Pour sa part, le Centre d’interprétation sur la diversité biologique du Québec bénéficie d’une enveloppe budgétaire de 1,2 million de dollars pour mettre en place un parcours nocturne immersif et interactif évalué à 1,8 million de dollars.

Après le Centre-du-Québec, la ministre Boulet procédera à d’autres annonces en Mauricie, qui devrait toucher notamment la Cité de l’énergie et des projets en haute Mauricie. Pour l’instant, l’Amphithéâtre Cogeco à Trois-Rivières ne figure pas sur la liste, aucun projet n’ayant encore été déposé.

«Pour ce qui est de l’Amphithéâtre, il y a une rencontre prévue avec eux la semaine prochaine. Alors, on va commencer par les rencontrer, leur expliquer les paramètres, les critères du programme. Après, évidemment, s’ils peuvent répondre à ces critères, ils devront déposer un projet et mon équipe va l’analyser comme tout autre projet», a-t-elle confié au Nouvelliste, en marge de la conférence de presse.

Quant à la Cité de l’énergie, son projet a justement été déposé dans le cadre de la stratégie événementielle. «On aura la chance d’aller les voir dans les prochains jours», a laissé entendre la ministre régionale.


Ce projet vient redonner l’espoir et réparer une cicatrice
Jean-Guy Dubois

Le futur Complexe équestre Bécancour verra donc le jour l’automne prochain sur les terrains de l’actuel club de golf Gentilly. On y retrouvera des stalles pour chevaux, des manèges et des estrades intérieures et extérieures, des aires de jeux, une piscine et un stationnement. Il permettra d’accueillir des événements de tous genres.

«On est le site le plus complet dans l’est du Canada. Et c’est un second souffle à Gentilly», a lancé le directeur général, François Pépin, estimant les retombées économiques à plusieurs millions de dollars.

Pour le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, ce projet vient «redonner l’espoir et réparer une cicatrice» avec la fermeture de la centrale nucléaire. «Et il y a 151 personnes qui ont perdu 980 000 $», a-t-il rappelé par rapport à la faillite de la coopérative propriétaire du club de golf.

Sa situation financière était devenue intenable sans la vente du vaste bâtiment adjacent. En 2008, la location du vaste entrepôt à Hydro-Québec, en prévision de la remise à neuf de Gentilly-2, était tombée à point. L’entente de 15 ans, renouvelable aux cinq ans, représentait des revenus totaux de 1,5 million $. Mais l’abandon du projet par le gouvernement sera venu compromettre la contribution annuelle de 108 000 $ de la société d’État.

C’est Steve Garceau et Jean-Claude Parr qui avaient sauvé le club de golf Gentilly en s’en portant acquéreurs au début de 2016. Et c’est le même groupe de promoteurs qui est derrière le projet du Complexe équestre Bécancour, après avoir mis la main sur le Mont-Bénilde et le Resto-Bar la Marina, à Sainte-Angèle-de-Laval, devenu Ô Quai des Brasseurs.

Du côté du Centre d’interprétation sur la diversité biologique du Québec, on se réjouit que la nouvelle activité nocturne aura pour effet de «garder les gens plus d’une journée dans la région». «Nous vivons une étape très importante», a soutenu la présidente du conseil d’administration, Judith Tourigny, qui parle d’accès à l’innovation, de repositionnement et d’une meilleure promotion.

Fait rarissime, le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a été invité par Julie Boulet à prendre la parole lors de cette annonce gouvernementale. «Ça change complètement la face du tourisme dans la région», a-t-il indiqué.

Pour le président de Tourisme Centre-du-Québec, Bernard Giles, de la Ferme du Joual Vair, l’arrivée du Complexe équestre vient «boucler la boucle» dans le domaine. «On est le Far-Est de la Ville de Bécancour», a commenté celui qui a aussi salué le développement du Centre d’interprétation.

Pour sa part, la vice-présidente du conseil d’administration de Cheval Québec, Nicole Duplessis, considère que le Complexe équestre Bécancour est une «excellente nouvelle pour le sport équestre au Québec». «Ça comble un vide réel en installation équestre de haut calibre», affirme-t-elle.

Le ministère du Tourisme accorde une aide de 3 575 000 $ tandis qu’un montant de 609 875 $ provient du Fonds de diversification économique.